Le Bar des Sciences est une initiative qui permet de parler de sciences en favorisant la rencontre entre le chercheur, le citoyen, l'industriel, le militant...

Un bar des sciences n'est pas une conférence mais un dialogue décomplexé, un débat libre et respectueux, un temps durant lequel chacun peut exprimer ses certitudes, ses interrogations, ses craintes, ses espoirs, ses colères... Toute pensée est légitime, tout point de vue est intéressant dans le respect mutuel.

 

ENTRÉE LIBRE ET GRATUITE
Renseignements au 03 81 97 18 21
Contact : Pascal Rémond : Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.

"Rémond la Science",  article paru dans "La lettre de L'OCIM" N°141, mai-juin 2012

 
Programmation septembre 2017 à janvier 2018


"Je viens d'Alep" - Témoignage d'un réfugié ordinaire

Avec:

 

Joude JASSOUMA -- Professeur de Français, réfugié.

 

Juin 2015, Alep sombre dans le chaos. Comme des centaines de milliers de civils, Joude JASSOUMA décide de fuir avec sa femme Aya et leur petite fille Zaine.

Depuis trois ans, la Syrie a basculé dans la guerre civile. Les affrontements entre l’armée de Bachar al-Assad et les forces rebelles emmenées par les djihadistes du Front al-Nosra et de l’État islamique deviennent quotidiens. Joude Jassouma, jeune professeur de français au lycée d’Alep, refuse de choisir son camp dans un conflit qui n’est pas le sien. Avec sa famille, il se cache, déménage quatre fois pour éviter les bombardements.

« Un jour j'ai vu une scène terrible : j'ai vu un chien portant une tête décapitée d'un être humain. Là j'ai dit il faut partir. » Alors, il se résout à l’exil.

Des rives du Levant aux côtes bretonnes, en passant par Istanbul et les camps de réfugiés de l’île de Leros, Joude Jassouma raconte l’exode d’un enfant des quartiers pauvres d’Alep, amoureux de Flaubert et d’Éluard. C’est l’odyssée d’un héros anonyme qui, au péril de sa vie, a traversé la mer Égée à bord d’un canot en plastique en quête d’une terre d’asile.

Mais son témoignage, ce regard de l’intérieur, peut permettre de comprendre ce qui se passe réellement et comment on en est arrivé là !

Mardi 30 janvier 2018
20 heures
Bar de l'Hôtel Bristol - 2 rue Velotte - Montbéliard

Huile d'olive : un jus de fruit pour la santé

Une coproduction  Pavillon des science - Ville de Montbéliard

Avec:

 

Dr Maurice FOLCHER -- Oléologue - Université de Montpellier.

 

L’olivier est bien l’arbre identitaire de la Méditerranée, tant du point de vue climatique puisqu’il définit son aire, que du point de vue symbolique. Depuis plus de 2600 ans, sa culture est attestée dans cette  grande région.

L'huile d'olive ! Ah, manger un bout de pain baigné de ce jus de fruit, c'est comme de croquer dans ces collines arides : ça sent la pierre et le soleil !  L'huile d'olive, c'est le sang de cette terre brûlée. Mais entre la sécheresse de ce terroir et  la richesse savoureuse de cette huile, entre les deux, il y a le travail des hommes : faire de l'huile avec des caillasses !

Maurice FOLCHER, médecin devenu oléologue, a grandi au milieu des oliviers. Aujourd’hui, il en possède mille dans 35 variétés d’olives, « adaptées au climat, à la sécheresse comme au froid ». L’huile d’olive est un des fondements de la cuisine méditerranéenne et est, sous certaines conditions, bénéfique pour la santé. Cependant ce merveilleux produit est avec le miel considérés comme faisant partie des produits les plus souvent frelatés.

Après plusieurs dégustation, Maurice FOLCHER conduira le public dans une analyse sensorielle et apprendra à authentifier huile d’olive et « huile d’olive » !

Mardi 19 décembre 2017
20 heures
Bar de l'Hôtel Bristol - 2 rue Velotte - Montbéliard

La gastronomie, une crise du modèle français ?

Une coproduction  Pavillon des science - Ville de Belfort.

Avec:

 

Christian BARRERE -- Université de Reims-Champagne - Laboratoire d'Economie et Gestion (REGARDS).

 

La gastronomie française, un succès mondial !

Mais comment en est-on arrivé là ? Sur quelle base, sur quel modèle ? Quelle en est la part entre l’héritage aristocratique et celui de la cuisine populaire ?

Aujourd’hui, l’évolution contemporaine du marché gastronomique explose avec le développement de l’offre, l’augmentation des coûts et des prix, la course à la créativité et à la sophistication, la course aux débouchés !

Alors peut-on s’interroger sur l’existence d’une crise potentielle du modèle français, avec d’un côté la crise du vieux modèle du grand restaurant et de la gastronomie élitiste et de l’autre côté la montée de nouvelles valeurs tels le slow food, le locavore et autres tendances…

Comment donc concilier et conserver la renommée de notre gastronomie française dans ce pluralisme ambiant ?

Mercredi 6 décembre 2017 
20 heures
Grand Hôtel du Tonneau d'Or - 1 rue du Général Reiset - Belfort


Fossiles : le temps pétrifié

Dans le cadre de l'exposition "Fossiles : quelles histoires ! Des mythes à la paléontologie" présentée au Musée d'Art et d'Histoire - Hôtel Beurnier-Rossel à Montbéliard.

Une coproduction Musées de Montbéliard - Pavillon des sciences.

Avec:

 

 

Pascal Tassy -- Professeur émérite du Muséum National d'Histoire Naturelle (MNHN) - Paris

  

Il y a un certain temps que les humains s'intéressent aux fossiles. Dans une des grottes d'Arcy-sur-Cure, en Bourgogne, le préhistorien André Leroi-Gourhan trouva dans un niveau paléolithique remontant à plus de 50 000 ans un polypier et un gastéropode fossilisés qui y avaient été apportés par des Néandertaliens.

 Comment de tels objets étaient interprétés par ces hommes que nous considérons eux-mêmes comme fossiles, nous  ne le saurons sans doute jamais. L'histoire nous montre que les restes d'organismes disparus conservés dans les roches ont fait l'objet des spéculations les plus diverses avant que l'on ne parvienne à comprendre ce qu'ils sont réellement et à lire en eux un récit.

 Réaliser que les fossiles sont les restes d'êtres vivants ayant vécu dans le passé n'est qu'une première étape. Ils peuvent nous dire beaucoup plus que cela, à condition de savoir les interpréter. Au fil du temps, ils ont d'ailleurs conté des histoires bien différentes - jusqu'à celle qu'ils nous racontent aujourd'hui et qui est fondamentale pour comprendre notre place dans l'univers, car c'est celle du monde vivant.

 Mais il n'est pas sans intérêt de découvrir comment on en est arrivé là.

Mardi 21 novembre 2017
20 heures
Bar de l'Hôtel Bristol - 2 rue Velotte - Montbéliard

2050 : quelles énergies pour nos enfants ?

Une coproduction Ingénieurs INSA - Ingénieurs IESF-FC - Pavillon des sciences - Chambre de Commerce et d'Industrie du Territoire de Belfort.

Avec:

 

Pierre PAPON -- Physicien

 

En 2050, nos enfants rouleront en voiture électrique, ou avec des biocarburants, les campagnes seront parsemées d'éoliennes, et plus aucun pays dans le monde ne sera laissé sur le banc de touche énergétique... Doux rêve ou réalité en marche ?

Ces enjeux nous concernent tous, mais comment s'orienter, comment penser notre avenir et celui des générations futures ? Pour cela, Pierre Papon a une méthode efficace : concevoir des scénarios et des utopies !

Les possibles techniques se dessinent, les enjeux géopolitiques se font jour, les impasses aussi, face à des innovations qui s'imposent déjà dans notre quotidien et préparent l'avenir.

 

Pierre PAPON est un physicien français, spécialiste de physique thermique, professeur émérite à l'École Supérieure de Physique et de Chimie industrielles à Paris.

Il a été Directeur général du CNRS et Président directeur général de l'Institut Français de Recherche pour l'Exploitation de la Mer (IFREMER).

Il est Président d'honneur de l'Observatoire des Sciences et des Techniques.

Jeudi 16 novembre 2017
20h30
Chambre de Commerce et d'Industrie du Territoire de Belfort - 1 rue du Docteur Fréry - Belfort

Avez-vous du radon chez vous ? Le radon est un gaz radioactif.

      Une coproduction Pavillon des sciences - IRSN - Office Fédéral de la Santé Publique - Pays de Montbéliard Agglomération

Avec:

 

Pr Joëlle GOYETTE-PERNOT -- Déléguée radon de l'Office Fédéral de la Santé Publique (OFSP) pour la Suisse romande - Haute Ecole d'Ingénierie et d'Architecture de Fribourg (HEIA-FR)

 

 

 

Didier GAY -- Directeur Pôle Santé et Environnement IRSN (Institut de Radioprotection Nucléaire) - Fontenay-aux-Roses

 

 

 

 

Alain MONNIER -- Cancérologue - Président de la Ligue contre le Cancer - Comité du Doubs - Montbéliard

 

  

Le radon, un enjeu de santé publique ? Le radon, gaz radioactif d’origine naturelle, inoffensif à l’air libre représente un risque sanitaire dans l’habitat. Une évaluation quantitative des risques sanitaires associés à l’exposition domestique au radon, effectuée en France métropolitaine en 2004, permet de conclure que le radon pourrait jouer un rôle dans la survenue de certains décès par cancer du poumon dans une proportion qui pourrait atteindre 10 %. Cependant, il existe des moyens pour le mesurer et des méthodes pour limiter sa présence dans votre habitat.

Qu’est-ce que le radon ? Quel risque pour la santé ? Comment savoir si vous avez du radon chez vous ? Quelles solutions mettre en œuvre pour prévenir ou remédier à ce risque et réduire sa concentration dans votre habitat ?

Au cours de cette soirée, Pays de Montbéliard Agglomération lancera sa campagne de prévention et de dépistage et vous pourrez repartir avec un kit pour mesurer le radon chez vous !  (Gratuit)

Mardi 7 novembre 2017
20 heures
Bar de l'Hôtel Bristol - 2 rue Velotte - Montbéliard


Le vêtement, entre mode et communication.

Avec:

 

 

Anne MONJARET -- Anthropologue-Sociologue-Directrice de Recherche CNRS à l'Institut interdisciplinaire d'anthropologie du contemporain (CNRS-EHESS), Présidente de la Société d'Ethnologie Française (SEF).

 

 

 

Sylvie MAROT -- Commissaire d'exposition indépendante - Experte en conservation et valorisation de patrimoine mode - Auteure

 

Dans un monde qui semble vouloir faire la part belle à l’immatériel, que signifie aujourd’hui faire et porter un vêtement ? Comment interroge-t-on la matière, la technique, le travail de la main, celui des machines qui redessinent les contours des mondes de la mode et en modifient son paysage ?

Quel statut donner au vêtement, objet de mode. Art ou pas art ? Comment l’art peut s’enrichir en interrogeant les mondes contemporains de la mode avec ses objets, ses créations, ses actes, ses gestes, ses performances, ses représentations, ses mises en image, ses adaptations, ses innovations, ses mutations et évolutions contemporaines et ses perpétuels recommencements ?

La mode nous interroge avec ses symboles, ses mythes, ses perceptions, ses lectures, ses interrogations, ses usages et faces cachées …

Une soirée pleine de charme, de profondeur et d’émotion !

Vendredi 27 octobre 2017 
20 heures
Grand Hôtel du Tonneau d'Or - 1 rue du Général Reiset - Belfort


Hydrogène : Belfort joue l'innovation


Avec Daniel BOUQUAIN -- Directeur des Relations Entreprises UTBM - Université de Technologie Belfort-Montbéliard 

La stratégie industrielle hydrogène développée par les chercheurs locaux est une filière soutenue par la Région Bourgogne-Franche-Comté et les collectivités locales. 

Présentation et démonstration de véhicules Mobypost. 

Samedi 14 octobre 2017 
17 heures
Salle des Fêtes - Place de la République - Belfort


Résistance aux antibiotiques : quelle menace ? 


Une coproduction Pavillon des sciences-Numerica-INSERM / En duplex

Avec :

A Montbéliard:

                           - Dr Emmanuel REMOND -- Médecin généraliste - Pont-de-Roide (Doubs)
                           - Un vétérinaire - Agence Nationale de Sécurité sanitaire de l'alimentation, de l'Environnement et du Travail (ANSES)

A Paris :

                     - Pr Florence Brossier -- Bactériologiste - Hôpital de la Salpêtrière
- Pr Pierre-Régis Burgel -- Pneumologue - Hôpital Cochin

Les antibiotiques ont permis de faire considérablement reculer la mortalité associée aux maladies infectieuses au cours du 20ème siècle. Hélas, leur utilisation massive et répétée a conduit à l’apparition de bactéries résistantes à ces médicaments. Ce phénomène a généré une pression sur les bactéries, qui ont développé des systèmes de défense contre ces antibiotiques. Ponctuelles au départ, ces résistances sont devenues préoccupantes et conduisent à la mise en place de diverses stratégies pour éviter les situations d’impasses thérapeutiques.

L’excès de consommation des antibiotiques n’est pas que humain ; d’après l’OMS, au moins 50 % des antibiotiques produits dans le monde sont destinés aux animaux que l’on consomme.

Y a-t-il des solutions ou est-ce une lutte sans fin ?

Des précisions sont apportées par le Docteur Jean-Marc RAME--Coordonateur du Réseau d'Allergologie de Franche-Comté :

« Le problème des antibiotiques est inquiétant voire très inquiétant et fait également partie de mon quotidien en tant qu'allergologue. En effet, questionnez votre entourage en leur posant la question : "Est-ce que vous être allergiques à un antibiotique ("pénicilline" par exemple) ? La réponse sera très fréquemment "oui"! Alors posez la question : avez -vous eu un bilan allergologique pour confirmer que vous êtes allergique ?...la réponse sera en général"non" ! Donc il y a une immense majorité des personnes allergiques qui n'ont jamais eu de bilan allergologique pour le confirmer ! Pourtant, 90 à 95 % de nos bilans suivis de réintroduction de l'antibiotique en milieu hospitalier sont négatifs. Ainsi de très nombreuses personnes  qui ont présenté une éruption cutanée ou autre chose au détours d'une prise d'antibiotique se disent allergiques alors qu'elles ne le sont pas et qu'elles pourraient sans doute reprendre ce traitement si besoin, moyennant au besoin quelques précautions.  Elles participent ainsi de toute bonne fois à une escalade thérapeutique qui participe également à la sélection de germes de plus en plus résistants... Conclusion : L'allergie aux antibiotiques, c'est pas automatique ! »

Jeudi 12 octobre 2017
19 heures
Numerica - Cours Louis Leprince-Ringuet - Montbéliard


Burn out au travail : partir, revenir et rebondir ...


 

Avec :
Philippe MASCHINOT -- Conférencier, Passeur d'expériences et consultant
Pr Didier TRUCHOT -- Professeur de psychologie sociale du travail et de la santé.



Un chemin pour oser regarder en face le burn out.

«Vous êtes épuisé. Votre cœur vient de vous faire signe. Reposez-vous ». Ces quelques mots de mon médecin sur l'état de mon cœur m'ont donné un signal. Puis le corps a suivi... En vomissant chaque matin après être entré dans l'entreprise que j'avais fondée...

Pour prendre en compte toutes les dimensions de la souffrance au travail, un nouveau concept a émergé ces dernières années, celui des « risques psychosociaux ». Un état de stress survient lorsqu'il y a un déséquilibre entre la perception des contraintes et la perception de ses propres ressources pour y faire face.
Atypique et authentique, l'ancien apprenti boulanger, Philippe MASCHINOT témoignera avec optimisme de son parcours. De son côté, Didier TRUCHOT, décryptera cet état de dégradation lente mais sûre. Et ensemble, ils évoqueront les espoirs et les chemins pour éviter ce mal et comment s'en sortir quand il a fait ses ravages.

A lire :
Épuisement professionnel et burn out - Dunod

Mardi 3 octobre 2017
20 heures
Bar de l’Hôtel Bristol - Montbéliard


Faire de la science avec la science-fiction !

Avec Roland LEHOUCQ – Astrophysicien sur la topologie cosmique au CEA (Commissariat à l’Energie Atomique) de Saclay.

Qu'est-ce que la science-fiction ? « Pour moi, la science-fiction met science et technique en scène et interroge les conséquences sociales et humaines de leurs découvertes. C’est en somme un laboratoire d’idées, une expérience de pensée sociale : on y pose des questions et on met en place un processus pour tenter d’y répondre. »

 Astrophysicien au CEA, auteur de nombreux ouvrages de vulgarisation scientifique, fan de science-fiction, Roland LEHOUCQ cherche à attirer différents public vers les sciences de manière ludique.

Il ne s’agit aucunement de détruire la part de rêve inhérente à Star Wars mais plutôt de s’en servir comme un prétexte, un support pédagogique, pour développer un raisonnement, construire une démarche scientifique. En s’appuyant sur un univers cinématographique et des personnages populaires, on peut ainsi éveiller la curiosité, capter plus facilement l’attention des jeunes et moins jeunes ! .

Mardi 26 septembre 2017 
20 heures
Bar de l’Hôtel Bristol - Montbéliard


Et tique et toc : les tiques ! La maladie de LYME

avec : Gwenaël VOURC'H Directrice de Recherche d’Épidémiologie Animale INRA - Auvergne-Rhône-Alpes
Jean-François COSSON PhD, DMV, DR2, INRA - Maisons-Alfort Spécialiste de l’Ecologie des maladies infectieuses transmises par les tiques et les rongeurs.

Les tiques constituent un réel problème de santé publique et vétérinaire. En Europe elles sont, avant les moustiques, les premiers vecteurs de maladies infectieuses chez l’Homme et l’animal. Chez l’Homme, la maladie transmise par les tiques la mieux connue est la maladie de Lyme. Elle a été décrite pour la première fois aux Etats-Unis en 1977 dans le comté de Lyme (Connecticut) où sévissait une épidémie d’arthrite. Les chercheurs de l’INRA viennent de mettre en évidence la présence de « Bartonella » chez des tiques et montré que ces dernières avaient la capacité de transmettre ces bactéries lors de leurs repas sanguins.

Qui sont les tiques, leur mode de vie, les maladies dont elles sont les vecteurs, les symptômes ? Qu’est-ce que la maladie de Lyme? Quelle est l'incidence de la maladie ? Comment la soigner? Est-elle sous diagnostiquée? Les tests de dépistage sont-ils efficaces? Pourquoi est-il si compliqué de détecter la maladie de Lyme et quelles solutions sont envisagées pour améliorer le diagnostic ? Combien de personnes sont concernées? Y-a-t-il un complot pour cacher les dégâts causés pour la maladie de Lyme?
Marisol TOURAINE vient de lancer le 29 septembre dernier le Plan national de lutte contre la maladie de Lyme et autres maladies à tiques
«Si le diagnostic est le bon, si le traitement est fait, les échecs sont rarissimes»

Mardi 20 juin
20 heures
Bar de l’Hôtel Bristol - Montbéliard (Financé par Pays de Montbéliard Agglomération)


L’homme qui vivra 200 ans est-il déjà né ?

avec Florence SOLARI, Généticienne et endocrinologue, INSERM, Institut Neuro Myogène (INMG) - Université Claude Bernard Lyon 1
Qui n'a jamais rêvé d'être immortel ? Au cours du dernier siècle, l'espérance de vie à la naissance s'est allongée de 30 ans ! Cet allongement est-il perfectible ? Et comment ? Sommes-nous tous égaux face au vieillissement ? Quel rôle accorder aux gènes ? À l'environnement ? Restriction calorique, greffe fécale, « simple » transfusion de sang, quelles seront les médecines anti-âge de demain ?
Et si avant toute chose, on s'interrogeait sur le « bien vieillir » et notre rapport au troisième ou au quatrième âge ?

Les travaux de Florence SOLARI portent actuellement sur le contrôle génétique du vieillissement et les mécanismes moléculaires impliqués dans la longévité. Ses études sur la longévité montrent que parmi les facteurs qui influencent l'espérance de vie d'un individu, 70% d'entre eux seraient liés à son environnement et son mode de vie. C'est le cas du régime alimentaire qui consiste à réduire l'apport en nourriture sans dénutrition. Avis aux amateurs !

 

Mardi, 13 juin 2017
20 heures
Hôtel Le tonneau d’or- Belfort - 1 Rue du Général Reiset ( Financé par la Ville de Belfort)


Mouvement… Danse… Tango… Réhabilitation…
Le tango me tient en vie ! 

Après un diplôme de kinésithérapeute France MOUREY a travaillé au pôle gériatrique du CHU de Dijon responsable d’une équipe de rééducation. Elle a acquis une importante expérience clinique et a réalisé de nombreux travaux de recherche appliquée dans le domaine de la fragilité, des troubles d’équilibre, des chutes et du syndrome post-chute.


Aujourd’hui ses travaux portent sur l’apprentissage moteur implicite chez les patients âgés présentant des troubles cognitifs tel Alzheimer : « Il ne s'agit pas de guérir la maladie mais d'en limiter les effets en stimulant les capacités motrices et l'équilibre des patients. La maladie crée des lésions mais on va pouvoir compenser très longtemps avec nos réserves et ces outils sont destinés à renforcer les capacités restantes. »

Mardi 23 mai 2017
20 heures

Hôtel Bristol Montbéliard


Transparence : diktat de notre temps ?
La transparence est-elle devenue l'idéologie dominante de la société contemporaine ?

Avec Mazarine PINGEOT, Femme de lettres, Professeur Agrégé de Philosophie, Chroniqueuse, Ecrivain...

Rien ne semble aussi vertueux, donc aussi inoffensif, que la
" transparence ", synonyme de clarté, de sincérité voire de rectitude morale. Et, à y bien regarder, rien n'est si clair qu'il n'y paraît lorsqu'il s'agit de transparence. Chaque citoyen a par exemple le droit d'être informé de la façon la plus objective.

Faut-il pour autant tout montrer dans les « médias », y compris les images les plus choquantes ? Si ce même citoyen se plaît à mettre en scène son intimité sur les réseaux sociaux, doit-il pour autant ne pas s'inquiéter de l'utilisation marchande ou sécuritaire de ses données personnelles ? Si un homme politique a pour obligation d'être irréprochable, peut-il tolérer d'être constamment épié, y compris jusque dans sa vie privée ? Cette recherche sans limite de " transparence " est en train de gommer une frontière qu'on croyait jusqu'ici sacrée : celle qui sépare l'espace publique de l'espace privé.

Qu'il s'agisse de la presse à scandale ou de la téléréalité, de la vie de nos dirigeants, du traitement de l'information par les « médias » ou des nouvelles technologies, l'exigence de transparence s'est imposée dans tous les domaines de la société, glissant subrepticement de l'injonction morale au fantasme de contrôle absolu, au risque de nous conduire à la lisière du totalitarisme.

Samedi 6 mai 2017
20 heures

Hôtel Bristol Montbéliard


30 ans d'évolution technique et artistique de l'image

Avec Marc PERREY, Photographe professionnel

Cela fait 30 ans que Marc PERREY a l'œil vissé derrière un objectif. Appareil photo, caméra... c'est un technicien bien sûr mais c'est surtout un artiste qui sait transmettre la vie et l'émotion du regard dans ses images.

Il est passé par toutes les techniques, sans être passéiste. De l'argentique au numérique, il a su s'adapter, mais il s'est particulièrement passionné pour la photo aérienne. Depuis les « petits coucous », et la montgolfière, il est devenu un Maître en utilisant l'hélicoptère, puis le drone professionnel.

Marc PERREY a travaillé avec les plus grands comme Luc JACQUET et a notamment fabriqué pas mal d'images pour le magazine "Des racines et des ailes".

Aujourd'hui, il a développé GEED, une solution globale innovante de distribution de contenu interactif multimédia à destination des smartphones et tablettes dans des conditions optimales de diffusion, sans application dédiée à télécharger et sans les contraintes de connexion internet.

Ce sera une soirée conversationnelle, riche en émotion où Marc PERREY et le Pavillon des sciences vous offre un voyage époustouflant. Spécialistes, novices et familles y trouveront leur compte. Et certains pourront peut-être initier de nouvelles passions.

Jeudi 13 avril 2017
20 heures

Hôtel Le Tonneau d'Or 1 rue du Général Reiset Belfort

 


L'amour au jardin

 

Avec Alain BARATON, jardinier en chef du Domaine national de Trianon et du Grand parc du château de Versailles, Chroniqueur Radio et Animateur TV
Mes trucs et astuces de jardinier – 2014

Alain BARATON , pour gagner de l'argent obtient en juillet 1976 un emploi saisonnier au domaine de Versailles comme caissier à l'entrée du parc. Il tombe amoureux du lieu et des vieux arbres et dès septembre devient aide-jardinier stagiaire. Il gravit alors tous les échelons jusqu'à devenir jardinier en chef du Domaine national de Trianon et du Grand parc du château de Versailles. En 2009, il hérite également de la responsabilité du Domaine national de Marly-le-Roi

Alain Baraton nous invite à cultiver notre jardin sans bouder notre plaisir. Ses anecdotes sont historiques, bucoliques, humoristiques et érotiques. Des libertins de Versailles aux étreintes de Bagatelle en passant par des recettes de cuisine aphrodisiaques, le bar de sciences offre une soirée jouissive à mettre entre toutes les mains vertes.

Selon le Grand Robert, « jardiner » n'a-t-il pas longtemps signifié « faire l'amour » ?

Alain BARATON se penche sur « son jardin », et d'abord sur les mœurs singulières des êtres vivants qui l'habitent : fleurs et bestioles, dont la grande affaire est bien sur l'amour. Car tout ici est sexe. Les fleurs sont visitées. On se glisse, corseté comme un faux bourdon, dans les calices, on entre dans l'intimité de l'iris, de la violette ou de la figue. Des enchantements, des plaisirs nous attendent, mais aussi des épreuves, des périls, des pièges...

Alain BARATON entend les roses respirer, dialogue avec Monet à Giverny, croise Maupassant au Luxembourg et s'émerveille de la liberté du coquelicot.

Livres :

L'Amour au jardin - 2015

Mon agenda du jardin - 2015

Le jardin des dieux : Une histoire des plantes à travers la mythologie – 2015

Petit Dictionnaire amoureux des Jardins – 2015

 

Mardi 4 avril 2017
20 heures

Hôtel Bristol Montbéliard

 
Comptes rendus des précédents Bars des sciences à télécharger


Précédents Bar des sciences

 

Comment allez-vous mon côlon ? 
Et prenez bien soin de votre microbiote !

DANS LE CADRE DE MARS BLEU

EN PARTENARIAT AVEC LA LIGUE CONTRE LE CANCER COMITÉ DE MONTBÉLIARD

avec MURIEL THOMAS,Directrice de recherche INRA

Institut Microbiologie de l'alimentation au service de la santé Labo Micalis

 

Le ventre notre deuxième cerveau. Nous nous trouvons aujourd'hui à l'aube d'une révolution médicale,
comme Pasteur en son temps. Le microbiote intestinal, véritable nouvel organe, a été décrypté.
Le tube digestif entièrement déplié mesure chez l'adulte 400 m2 contre 2 m2 seulement pour la peau
et le «microbiote» est la flore intestinale qui vit dans ce tube digestif. Il est depuis peu considéré
comme un organe à part entière qui révolutionne science et médecine.

Quelle est la nature des 100 000 milliards de micro-organismes qui pèse environ 1,5 kg ?

Comment sont organisées ces bactéries? D'où viennent-elles ? Avons-nous tous le même microbiote?
Celui-ci évolue-t-il au cours de la vie ? Pourquoi considère-t-on cet ensemble de microbes, comme un organe?
Les bactéries communiquent avec le cerveau mais comment font-elles ? Que disent-elles au cerveau?

Et que répond le cerveau ? Comprendre le développement et le fonctionnement du microbiote,
c'est nous protéger des maladies comme le surpoids, les maladies cardiaques, les colites, les allergies
et même le stress,

Livres :

-Les bactéries, des amies qui vous veulent du bien de Anne-Marie CASSARD et Gabriel PERLEMUTER
-L'intestin notre deuxième cerveau de Francisca JOLY
-Bien nourrir notre intestin de Francisca JOLY

les addictions ou l'autisme ou limiter leurs effets. Quelles conséquences pouvons- nous en tirer pour notre
alimentation, source de notre énergie?

Mercredi 8 Mars 2017
20 Heures

La Roseliere Montbéliard

 


 

Faut-il sentir bon pour séduire ?

BdS spécial St Valentin !

Avec la participation de : Roland SALESSE Neurobiologiste de l'olfaction – Inra

« Jean-Baptiste GRENOUILLE est devenu le meilleur parfumeur avec son parfum capable d'inspirer l'amour aux êtres humains. Mais il les hait. De plus sa quête pour acquérir sa propre odeur n'a abouti à rien : il ne peut se sentir, n'a pas d'odeur, donc pas d'identité. Sa vie n'a donc pour lui plus d'intérêt. » - tiré du film LE PARFUM -
Nos odeurs corporelles racontent beaucoup de choses sur nous. Mais nous n'y faisons pas attention. Pas attention, vraiment ? L'homme est-il un papillon de nuit qui, lorsqu'il sent la phéromone de la femelle, ne fait plus qu'une chose : voler vers elle pour s'accoupler ? D'où viennent nos odeurs corporelles, et comment les perçoit-on ? Si la communication chimique chez les animaux ne fait pas de doute, chez l'homme, elle a été largement passée sous silence. Cependant, aujourd'hui, on réhabilite l'odorat comme un sens indispensable à l'épanouissement émotionnel et individuel.
L'homme accorde volontiers aux animaux des pouvoirs olfactifs surprenants : détecter le passage d'un animal, sentir une proie à distance, dialoguer chimiquement avec ses congénères, attirer l'âme sœur grâce à de mystérieuses phéromones. Mais notre odorat n'est pas si sous-développé : il fonctionne bien avant la naissance, le nouveau-né reconnaît sa mère à son odeur et les souvenirs olfactifs peuvent rester gravés dans notre esprit durant toute une vie. Nous ferons également un voyage à travers différentes cultures olfactives, du Kōdō japonais à la jungle colombienne, pour apprendre enfin que l'odorat intervient aussi dans le diagnostic médical, trouve sa place dans les arts ou influence notre sexualité.
Alors... fermons les yeux, ouvrons notre nez, le voyage commence !

 

Mardi 14 février 2017
20 heures

Hôtel Bristol Montbéliard

 


Plus de sécurité pour moins de liberté :
comment préserver l’État de droit ?

avec la participation de :
Philippe BILGER, Magistrat, Avocat Général, Écrivain et Blogueur (Justice au singulier - www.philippebilger.com)

Durant sa vie professionnelle, notamment à la cour d’assises de Paris, Philippe BILGER a affronté et aussi tenté de comprendre les criminels. Face à la montée d’une délinquance de plus en plus juvénile, il ne supporte plus « la mansuétude perverse, les explications sociologiques hypocrites, la culpabilisation des élites. »
Et puis arrivent ces attaques terroristes sans précédent. Les massacres « classiques » laissaient au moins l'espoir technique de leur prévention possible. Avec la multiplication des attentats suicides et individuels les cartes sont brouillées. Les Français alors, réclament plus de sécurité au prix de sacrifier leur liberté. Certaines voix sont prêtes à mettre à mal l’État de droit.
Chacun pense sa solution pendant que les dirigeants politiques offrent un triste tableau. À ceux-là Philippe BILGER s’adresse : « S'il est une période qui justifierait l'intelligence collective et l'union nationale, c'est bien celle d'aujourd'hui. Pour ne pas intenter de faux procès à d'autres pays. Pour combattre sans faiblesse ni dispute en faveur du nôtre.
Ne répétons pas à tout bout de champ que le terrorisme sera vaincu car cet enthousiasme, trop souvent démenti, devient à la longue plus déprimant que créateur. Mais gagnons et après il sera toujours temps de le dire. »

Mardi 31 janvier 2017
20 heures

Hôtel Bristol Montbéliard


Transports spatiaux du futur » Quand la science rattrape la science-fiction

avec la participation de :

Frédéric MASSON
Direction des Lanceurs CNES Paris
(Ancien Chef de projet des Moteurs d’ARIANE 5)

Comment envisager les transports spatiaux du futur. Comment pérenniser notre accès à l’espace, en intégrant des technologies de pointe à nos lanceurs ?
Existe-t-il des alternatives aux lanceurs pour atteindre l’orbite terrestre ? Et comment transporter des charges plus lourdes, plus vite, plus loin, à travers l’espace, vers la Lune, Mars, Jupiter, et jusqu’aux étoiles ?
C’est le fabuleux job de Frédéric MASSON ingénieur à la Sous-Direction Futur Innovation Lanceurs (FIL) de la Direction des Lanceurs du CNES ; sa mission, investiguer la faisabilité ou l’intérêt de nouvelles technologies et de nouveaux concepts de transport spatial, pour ainsi renforcer notre autonomie et atteindre l’espace.
Parmi ces nouveaux concepts de transport spatial, pour parvenir jusqu’à Mars et Jupiter, les vaisseaux solaires électriques et nucléaires électriques, et pour viser les étoiles, la propulsion à antimatière.
Rien n’arrête le Rêve, rien n’arrête leurs rêves !


Jeudi 19 janvier 2017 de 14 h 30 à 16 h
Conférence : Amphi Université Technologique de Belfort Montbéliard (UTBM)
Montbéliard

 


La Maison Bois : aujourd’hui et demain

avec la participation de :

Christian DUBOIS, Délégué général Association régionale pour le Développement de la forêt et des Industries du Bois (ADIB) en Franche-Comté
Johann AST, chargé de mission prescription bois à l'ADIB
Marc Forestier, architecte et auteur de deux ouvrages : "Construire avec les ressources naturelles du massif du Jura" et "Surélévations en bois - Densifier, assainir, isoler"
Yvan Perrin, ALTAIS Constructeur de cabanes en bois, cabanes perchées.

Qui n’a jamais rêvé habiter ces magnifiques chalets autrichiens. Le bois permet d’admirer des maisons plusieurs fois centenaires en assurant leur longévité et leur résistance à travers les siècles. Les plus vieilles maisons en bois connues en Europe datent de 1210. Une maison bois est une maison à la fois économique et écologique.
La Franche-Comté dispose d’une ressource en bois abondante. Elle est la troisième région la plus boisée de métropole avec 44 % de couverture forestière sur son territoire. La filière forêt-bois régionale compte 3 200 établissements dont un millier emploie au total 10 100 salariés, les autres établissements correspondant à des entrepreneurs individuels. La pérennité des activités et de l’emploi de la filière est un enjeu important en milieu rural. C’est le travail de l’ADIB de valoriser cette filière.
Quant à Marc FORESTIER, architecte, il apporte des solutions afin d’utiliser au maximum les ressources locales : la pierre sèche, la chaux, les bardeaux et tavaillons de bois fendus, le madrier ... tout en innovant dans les techniques. Aujourd'hui, les questionnements en matière de transition énergétique et de sobriété incitent à renouer avec ces matériaux ancestraux et à revisiter les savoir-faire.
Et Yvan PERRIN, continue à faire rêver nos cœurs d’enfant en construisant des CABANES plus ou moins perchées.
Une belle soirée pleine d’idées pour enrichir vos projets !
Le Pavillon des sciences en partenariat avec la Ville de Montbéliard dans le cadre du Marché de Noël.