Bar des sciences

 

bouton facebook

Le Bar des Sciences est une initiative qui permet de parler de sciences en favorisant la rencontre entre le chercheur, le citoyen, l'industriel, le militant...

visuel_bar_des_sciences

 

Un bar des sciences n'est pas une conférence mais un dialogue décomplexé, un débat libre et respectueux, un temps durant lequel chacun peut exprimer ses certitudes, ses interrogations, ses craintes, ses espoirs, ses colères... Toute pensée est légitime, tout point de vue est intéressant dans le respect mutuel.

 

ENTRÉE LIBRE ET GRATUITE
Renseignements au 03 81 97 18 21
Contact : Pascal Rémond : Cette adresse email est protégée contre les robots des spammeurs, vous devez activer Javascript pour la voir.

RÉMOND LA SCIENCE
article paru dans "La lettre de L'OCIM" N°141, mai-juin 2012

 

Flyer marque-pages programme début 2014

 

Prochain Bar des Sciences

Marcher nourrit la pensée ?

 

 

avec la participation de :

Axel KAHN

 

Axel Kahn marcheur ? On le savait généticien, médecin, humaniste. On le découvre en randonneur de haut niveau, capable d’avaler deux mille kilomètres en parcourant « sa » France de la frontière belge dans les Ardennes à la frontière espagnole sur la côte atlantique, au Pays basque.

Mercredi, Axel KAHN tournera les pages de son carnet de voyage curieux, drôle, rêveur, bourré d’anecdotes d’une traversée haute en couleurs.

Marcher donne une autre vision, un autre regard, une autre réflexion sur les lieux que l’on traverse et sur les  gens que l’on rencontre. À pied, par monts et par vaux, on a le temps de regarder et on découvre  un bout de la vraie France d’aujourd’hui, celle dont on n’entend jamais parler, la France des bas-côtés, celle qui regarde le monde avancer sans elle. Il constate « le scandale, la myopie, l’absence de lucidité de ceux qui ont laissé la France se désindustrialiser… Leur choix de laisser péricliter l’industrie pour que renaissent des activités plus dans l’air du temps m’apparaît, aujourd’hui, comme une aberration. Car, en réalité, les emplois ne se recréent pas au niveau local, là où ils ont été détruits. »

Axel KAHN apportera cette réflexion nourrit de son périple sur l’état de notre pays : la désertification de beaucoup de régions, la pauvreté de certaines, les effets ravageurs de la mondialisation. « Qu’ils soient ouvriers au chômage ou richissimes paysans, ce sont des gens qui partagent la conviction que rien de ce qui se prépare pour l’avenir n’est bon, que le coup d’après sera pour eux. Ils sont coupés du monde, de la réalité, de la rationalité, de l’espoir. Ils n’écoutent plus rien. »

Lorsque la lassitude le gagne en chemin, il chante en boucle que la meilleure façon de marcher est de mettre un pied devant l'autre. Et se rappelle que la plus belle est d'aller à la rencontre des autres.

Dédicace du livre : « Pensées en chemin, Ma France des Ardennes au Pays Basque »

Mercredi 16 avril 2014 à 20 h 15
Grand Amphi Pôle Universitaire
Les Portes du Jura
Place Tharradin
Montbéliard




Précédents Bar des Sciences

La robotique au service des neurosciences

 

dans le cadre
de "la semaine de l'industrie"



avec la participation de :

Pr Medhi KHAMASSI
CNRS - Institut des Systèmes intelligents et de Robotique(ISIR) - Université Pierre et Marie Curie – Paris

Pr Peter Ford DOMINEY
Directeur de recherche -CNRS – INSERM – Paris

Depuis quelques années les interactions entre roboticiens et neuroscientifiques vont croissant. D’un côté, les roboticiens développent des machines de plus en plus performantes. Cependant, au regard des performances de l’homme et même d’animaux beaucoup moins évolués, les tâches que parviennent à exécuter ces robots sont encore très basiques.

La plupart des méthodes actuelles ne permettent pas de traiter efficacement la complexité de l’information pour donner aux robots les capacités souhaitées. Ceci conduit de plus en plus de roboticiens à se rapprocher de la communauté des neuroscientifiques. Pour évoluer dans le monde réel et interagir avec les humains, les robots doivent pouvoir s’adapter. Une faculté qui passe notamment par la mémoire.

De l’autre côté, les neuroscientifiques essaient de modéliser le fonctionnement du système nerveux central (SNC). Dans cette démarche, le point de vue du roboticien peut être d’un intérêt fondamental pour guider l’interprétation de résultats expérimentaux et aider le modélisateur.

Ainsi, les robots constituent un moyen de tester le bien-fondé de certaines hypothèses et d’évaluer des modèles théoriques en les mettant en œuvre sur des systèmes physiques.

L'heure est donc  au dialogue entre robotique et neurosciences. Partout dans le monde se créent des centres regroupant neurosciences, biologie, modélisation mathématique et robotique. Nous sommes sans doute à l'aube d'une véritable approche « système » de la compréhension du cerveau, réalisant le vieux rêve de la cybernétique. Les Robots ne sont plus des individus sans histoire… Faut-il avoir peur des robots intelligents ?

Mardi 8 avril 2014 à 20 h
Hôtel Bristol
Montbéliard


Le Cristal : un bijou pour la chimie…

avec la participation de :

Pr Jean-Marie DUBOIS
Directeur de Recherche CNRS – Chimie et Physique des Solides et des Surfaces - Institut Jean Lamour – Nancy

Voyage dans le cristal…

Dès l’antiquité, ces pierres aux multiples faces, aux formes et matières très variées, aux couleurs infinies provoquent l’émerveillement. On appelait ces pierres « les étoiles du monde inférieur ». Aujourd’hui le cristal, sans quitter les parures de nos bijoux, est devenu objet de science et de connaissance de la Matière et de la Vie.

Le cristal est entré dans notre quotidien sans que nous le remarquions : revêtement du fond de nos casseroles, composition de dentifrices, il assure le fonctionnement précis de nos montres et téléphones portables. On le retrouve dans la métallurgie, les sources de lumière LASER ou les feu rouges…

Un nouvel alliage à mémoire de forme vient d'être mis au point, le plus impressionnant, c'est que ce nouvel alliage récupère spontanément sa forme après un taux de déformation allant jusqu'à 13,5 % !

Grâce au cristal on met au point de nouveaux matériaux, on invente de nouvelles batteries, on analyse des matières biologiques aux propriétés remarquables comme  les fils d’araignée, les picots d’oursins pour pouvoir les reproduire artificiellement. Le cristal nous permet de comprendre les volcans et les tremblements de terre, la composition des étoiles et des planètes…

Grâce au cristal, on développe aussi de nouveaux traitements contre les maladies cardiovasculaires, les cancers ou la maladie d’Alzheimer et on trouve des vaccins plus efficaces pour lutter contre les virus…

Vous en buvez tous les matins : Cristaux de caféine !

Les Nations Unies ont proclamé 2014, Année Internationale de la Cristallographie… Elle a suscité 23 prix Nobel mais trop peu connue du grand public.

Lundi 10 mars 2014 à 20 h
Hôtel Bristol
Montbéliard


La conquête et l’exercice du pouvoir…

avec la participation de :

Pr Pierre MATHIOT
Directeur Sciences Po - Institut d’étude politiques - Lille
Centre d'études et de recherches administratives politiques et sociales (CERAPS)

La mise en scène politique se compose de deux grands moments : celui de la conquête du pouvoir et celui de son exercice.

Le pouvoir, avant de l’exercer, il faut le conquérir. Et pour le conquérir, à moins de le prendre par la force, il faut en passer par la parole. Aussi la campagne électorale condense tous les ingrédients du combat politique qui se joue dans la Cité. Là s’interfèrent les paroles des candidats, des journalistes, des penseurs, mais aussi de celles des citoyens… sans oublier le poids des réseaux sociaux et des sondages.

Ce pot-pourri évolue dans  une mystérieuse  alchimie qui dégage  ce que l’on pourrait appeler l’opinion. L’art du candidat est d’alimenter cette opinion avec, comme on le sait, toutes les stratégies possibles entre légitimité et crédibilité.

Il est cependant difficile de dissocier la conquête et l’exercice du pouvoir car en démocratie - en principe - les promesses d’une campagne électorale engagent l’action politique à venir …normalement… sous surveillance des citoyens.

En France, depuis la Révolution, la légitimité démocratique est conçue en termes de vote et de représentation. Dans ce cadre c’est la majorité qui désigne celui (ou ceux) qui doit exercer le pouvoir. La souveraineté du peuple est donc censée être représentée par le détenteur du pouvoir dans une cadre donné par la constitution et les lois.
Mais, est-il encore possible de s’en tenir aujourd’hui à cette définition de la légitimité, tout simplement parce qu’elle ne dit rien - ou peu - sur la manière dont le pouvoir est exercé (abus de pouvoir, conflit d’intérêt, corruption, complicité avec les mafias, etc.). Or, l’exigence de plus en plus forte des citoyens de contrôler l’exercice du pouvoir ne reposerait-elle pas le problème de la légitimité ?

Ne faudrait-il donc pas repenser la légitimité démocratique, à travers la distinction entre la légitimité de titre (issue du vote) et la légitimité d’exercice (la manière dont le pouvoir est exercé.) afin d’apaiser l’exercice du pouvoir.

« A céder sa souveraineté le peuple n’est plus souverain. »

Mardi 18 mars 2014 à 20 h
Hôtel Bristol
Montbéliard


Neuromarketing : sommes-nous manipulés ?

avec la participation de :

Pr Laurence DRICOT
Neuroscientifique - coordonne les recherches utilisant les techniques d’imagerie IRMF – Institut des Neurosciences – Université Catholique de LOUVAIN – Belgique

Pr Arnaud PÊTRE
Neuroscientifique – Directeur  BRAIN IMPACT - Université de LOUVAIN – Belgique - Université Catholique de LILLE

 

En  ce début de XXIème siècle, les neurosciences se développent considérablement : un nouveau monde s’ouvre à nous avec la compréhension des mécanismes du cerveau. Dans ce contexte une nouvelle science se développe, appelée « Neuromarketing ».

Entrons donc dans la "matériauthèque" du Centre d'études et de recherche sur les technologies du sensoriel dont Alstom veut s'inspirer pour repenser le confort des trains de demain. Du cuir lisse et soyeux, des copeaux poudreux, dans lesquels on plonge la main : « - Comment décririez-vous ces deux matières ?
- Le cuir est plein, chaud, lisse... l'autre matériau est léger, doux, aérien... »

- C'est le confort ressenti qui fera la différence entre deux trains et ainsi fidélisera les usagers », explique un dirigeant (car en effet, la SNCF s'apprête à affronter l'ouverture à la concurrence sur les lignes nationales en 2019).

Y-aurait-il donc un bouton dans notre cerveau sur lequel appuyer pour nous faire choisir et consommer ? Le neuromarketing s’appuie sur les connaissances que l’on a du cerveau pour mieux comprendre les mécanismes et les comportements d’achat et de fidélisation des clients… euh non ! … des consommateurs !

Ainsi le neuromarketing permettrait de prédire la réaction du cerveau face à un stimulus marketing en lisant dans le subconscient des consommateurs ; voire en inculquant un message à leur insu dont ils se souviendront sans le savoir…, parce qu’on aura retracé en eux le circuit du plaisir ! Car la première arme du neuromarketing serait le plaisir.

Le neuromarketing est une thèse alimentée par de nombreux médias et par des associations de consommateurs. Quelle réalité ? Quel fantasme ? Pour quelles raisons ces pratiques sont normalement interdites en France ?  Où en est la recherche ? Quelle est la place des scientifiques dans ce débat ? Si visualiser le cerveau du consommateur est une chose, est-il possible de l’influencer ?

Mardi 11 février 2014 à 20 h
Hôtel Bristol
Montbéliard


La face noire de l'internet

avec la participation de :

Colonel Alain SÉVILLA
Cybersécurité et économie sous-terraine - Université de STRASBOURG - Université de LAUSANE
Commandant en second de la Région de Gendarmerie de Franche-Comté

Bruno MIGEOT
Sécurisation de l’information - Intelligence économique - gestion de crise - 2PIE- DOLE

ASSOCIATION HACKGYVER
Hackerspace de BELFORT (Cyber-militants respectueux de leurs lois)

 

Une place de marché - Silk Road ("Route de la Soie") - s'est imposée en référence sur Internet. Sur cette route de la soie virtuelle, pas d'étoffes ni d'épices à vendre, mais des milliers de produits hors la loi, accessibles et livrables partout dans le monde : drogue, armes, sexe, tueurs à gage, vrais numéros de cartes de crédit avec leurs codes, médicaments, faux papiers… Tout cela s’achète en toute liberté et dans un anonymat qui peut-être total. Tout se paie uniquement en bitcoins, nouvelle monnaie virtuelle.

Par les moteurs de recherche habituels, nous n’avons accès qu’à peine 5% seulement de la toile. Le reste est un réseau caché appelé Deep web. Il suffit de se connecter au réseau TOR (The Onion Router), constitué, comme les pelures d'un oignon, de multiples strates. Une fois cette frontière passée, vous êtes en mode furtif. Un système bien huilé avec des rôles définis, des grades et même des services après-vente…

Alain SEVILLA et Bruno MIGEOT se livreront en direct à de petites démonstrations qui feront froid dans le dos : défigurer, rediriger et saturer un site Web, s’attaquer à un smartphone, intercepter des communications… tout cela n’est qu’un jeu pour eux : connaître les procédures de la cybercriminalité permet de mieux lutter. « Malgré des plans internationaux de lutte, l’évolution des technologies est bien plus rapide que celles de la sécurité. »

HACKGYVER est un hackerspace, une structure ouverte dans laquelle les membres se rassemblent pour développer divers projets autour de la technologie et la sécurité, sans mauvaises intentions. Chez les HackGyver, hacker ne rime pas avec voleur. Ils militent - entre autres - pour un internet libre et anonyme, d’un point de vue éthique et moral. Ils dénoncent les géants du Web qui stockent et vendent en toute impunité toutes nos données personnelles et notre vie privée.

Internet un bien ou un mal pour la société, le thème divise beaucoup mais il sera au centre du débat.

Mardi 28 janvier 2014 à 20 h
Hôtel Bristol
Montbéliard


Laïcité

avec la participation de :

Jean-Louis BIANCO
Président de l'Observatoire de la laïcité, Secrétaire général de l'Élysée pendant dix ans, Ancien Ministre – Paris

Henry PEÑEA-RUIZ
Philosophe à Sciences-Po Paris, Écrivain, Comité national de réflexion et de propositions sur la laïcité à l'école – Paris

« Mon père, émigré italien, a eu un jour cette très belle formule à mon endroit : “Si tu ne connais pas les sciences et les techniques, tu ne comprendras pas le monde dans lequel tu vas vivre.” Rétrospectivement, je pense qu’il avait raison » estime Jean-Louis BIANCO qui avant d’être admis à l’ENA fut reçu premier de sa promotion à l’École des Mines de Paris.

Après avoir occupé des postes à très haute responsabilité, dont dix années passées comme secrétaire Général de la Présidence de la République, Jean-Louis BIANCO, aujourd’hui, préside auprès du Premier Ministre, « L’Observatoire de la Laïcité ».

Laïc, est issu du latin laicus « commun, du peuple ». Le concept de laïcité, en tant que séparation du pouvoir ecclésiastique et du pouvoir séculier est ancien. Dans l’histoire de la laïcité, la date du 9 décembre 1905 marque une étape importante en régissant la séparation des Églises et de l'État : « La République assure la liberté de conscience. Elle garantit le libre exercice des cultes sous les seules restrictions (...) édictées dans l'intérêt de l'ordre public. »

Faut-il aujourd’hui en 2013, repenser la laïcité ? Le Président de la République a défini la laïcité comme « un principe et de liberté et de cohésion » rappelant que « notre pays a besoin d’apaisement et de clarté ».

« La laïcité n’est pas une opinion, c’est la liberté d’en avoir une ».  Mais alors comment penser la laïcité ainsi définie et concevoir la coexistence de ce principe avec ceux du militantisme quel qu’il soit, de la liberté de pensée, de la liberté de religion, de culte ou de conviction... ?

Henri PEÑA-RUIZ, philosophe, défenseur des valeurs de solidarité et de justice sociale et réputé pour ses travaux au sujet de la laïcité en France dialoguera avec Jean-Louis BIANCO sur ces questions.

Jeudi 12 décembre 2013 à 20 h
Hôtel Bristol
Montbéliard


De la Smart City à la Ville Agile…
… co-construire une ville adaptée à tous

Organisé par Numerica en partenariat avec le Pavillon des sciences
avec la participation de :

Daniel KAPLAN
Délégué général de la Fing* (Fondation pour l’Internet Nouvelle Génération)

La ville intelligente et les mobilités : « Les villes ont l’obligation d’innover parce qu’elles font face à des défis sans précédent, mais aussi parce que les leviers habituels de l’action publique ne suffisent plus. Le numérique favorise l’émergence de réponses légères, agiles, diverses, émanant de toutes les énergies du territoire, facilitant la co-conception et la coproduction des politiques urbaines ainsi que l’articulation entre les initiatives issues du terrain et les grands systèmes urbains.
Comment permettre à ces initiatives d’essaimer et de se développer, quels leviers actionner ? »

Daniel Kaplan est, depuis les années 90, fortement impliqué dans le développement de l’internet en France et dans le monde. Au niveau mondial, il a été responsable des adhérents de l’Internet Society et a contribué à la création de l’Icann. Il a fait partie de la Chambre d’experts du programme e-Europe et, en France, du Conseil stratégique des technologies de l’information (CSTI), rattaché au premier ministre. Depuis janvier 2013, il est membre du Conseil National du Numérique (CNN). Fondateur et délégué général de la Fing, il a écrit ou dirigé près de 20 ouvrages et rapports publics sur le thème de l’internet, de la mobilité, des technologies "omniprésentes", de l’e-éducation, du commerce et des médias électroniques, de l’e-inclusion, des villes de demain, du développement durable.

* Depuis 14 ans, la Fing (Fondation pour l’Internet Nouvelle Génération) aide les territoires, les institutions et les entreprises à anticiper les mutations liées aux technologies et à leurs usages. Elle a construit un nouveau genre de think tank, dont les productions sont largement reconnues et Europe et ailleurs.

Lundi 16 décembre 2013 à 18 h
Scène Numérique - Numerica

Montbéliard


MUSIQUE CELTIQUE

avec la participation de :

Yves DEFRANCE
Ethnomusicologue et Sonneur - Centre International de Recherche en Ethnomusicologie de la France (CIRIEF) - Directeur du Centre de formation de musiciens intervenants (CFMI) - Université de Rennes

Alain CARBONARE
Maître Luthier – Mirecourt

Marie-Barbara LE-GONIDEC
Le CIRIEF - Ministère de la Culture – Paris

Sophie RÉMOND
Harpe Celtique

On ne sait rien ou presque de la musique pratiquée par les Celtes dans l’Antiquité. L’archéologie nous apporte tout juste quelques éléments sur les instruments utilisés à cette époque, comme la harpe, la flûte ou le carnyx. L’idée moderne de « musique celtique » n’apparaît seulement qu’au cours de la première moitié du XIXe siècle, une musique traditionnelle issue de différents territoires d'Europe Occidentale, considérées comme « celtiques.» C’est donc très récent.

À partir du milieu des années 1960, Alan STIVEL sera le véritable promoteur de ce concept. Ainsi les nombreux artistes, qui s'en inspireront, transformeront vite cette construction intellectuelle et artistique en un phénomène populaire, parfois commercial et contribueront grandement à l'ancrage dans l'inconscient collectif de l'existence d'une « musique celtique » qui serait liée aux Celtes historiques.

La musique celtique traditionnelle transparaît bien entendu dans l’utilisation de certains instruments, dans ses rythmes soutenus, ses phrases musicales et ses chants porteurs d’histoires et de légendes. Le plus ancien et le plus connu des instruments est la cornemuse. Cette poche gonflée d’air alimente deux types de tuyaux : les bourdons (qui produisent un son continu) et le chalumeau (qui donne la mélodie). Le biniou est la cornemuse bretonne.

La notion de musique celtique est aussi un état d'esprit, c’est une musique, source d'échange et créatrice de lien social par la danse et par le chant. Le Fest-noz en Bretagne reste une tradition profonde et bien vivante.

Ce sera en Musique !

Mardi 17 décembre 2013 à 20 h
Hôtel Bristol
Montbéliard


Champagne !

avec la participation de :

Gérard LIGER-BELAIR
Physicien, CNRS - spécialiste mondial de l’effervescence et des bulles de champagne - Université de REIMS

Delphine BRULEZ
Viticultrice - Champagnes « LOUISE BRISON » 10, le Grand Mallet - 10 360 NOE LES MALETS

Catherine COUTANT
Écrivaine Œnophile –Editeur -Valorisation du patrimoine gastronomique régional au sein du Conseil Régional de Champagne Ardenne - REIMS

Delphine VERNIER
Présidente Association Femmes de Champ – Designer des arts de la table

C’est grâce à ses bulles que le Champagne est un vin unique. Gérard LIGER-BELAIR, Physicien, a choisi de se pencher sur les bulles et la mousse du champagne et des vins effervescents. En effet dans le petit volume de champagne circonscrit par une flûte, on retrouve toutes les étapes de la vie d’une bulle. Elle naît … elle se développe dans la flûte en rejoignant la surface, où inexorablement elle vieillit, puis finit par disparaître avec pour effet de décupler notre plaisir en projetant au-dessus du verre un brouillard de gouttelettes chargées d’arômes.

Delphine BRULEZ est viticultrice. Elle travaille ses terres, ses vignes, ses vins, ses bulles avec la  délicatesse et l’efficacité d’une dentelière. Elle a ainsi le plaisir de produire des champagnes millésimés d'une rareté exquise, complexes, élégants et où la finesse des bulles apporte des arômes de truffe, de cuir frais et de miel. « Aucune vendange n'est la même, la vigne nous réserve toujours des surprises et c'est toujours avec une certaine excitation que je goûte le premier marc !» À l'entendre évoquer sa profession, on sent une évidente attirance pour la vinification et elle en parle avec passion: « Pour faire des bons vins, il faut de l'expérience viticole. Ce sont le terroir et le travail de la vigne qui déterminent la qualité des raisins. La mémoire des cuvées entraînera la vinification vers la recherche de l'excellence. »

Catherine COUTANT, Écrivaine, veille au grain (de raisin…) ! Elle raconte un patrimoine sensoriel exceptionnel. Elle le valorise, le défend : « Il se vend quand même plus de 300 millions de bouteilles de champagne par an dans le monde - l'équivalent de 3 milliards de dollars de chiffre d'affaires environ ».

De plus en plus de viticulteur sont des viticultrices. Elles ont créé l’association « Femme de Champ ‘ ». Delphine VANNEUVILLE-VERNIER, Designer des arts de la table en est la présidente. Elles défendent des valeurs humanistes dans ce  monde pétillant de plus en plus lié à la finance et à un marketing outrancier.

Mardi 3 décembre 2013 à 20 h
Hôtel Bristol
Montbéliard


Quelle Éthique pour nos entreprises ?

avec la participation de :

Cécile RENOUARD
Enseignante - Chercheuse - École des Mines - ESSEC

Peut-on parler d'éthique en économie ?

Loin d’avoir un discours moralisateur et stérile ou appartenant à une mode passagère, Cécile RENOUARD affirme que la démarche éthique est un aiguillon critique et une force de proposition qui nous invite, individuellement et collectivement, à poser un diagnostic, à chercher les causes de nos maux sociaux et économiques, à suggérer des remèdes et surtout des chemins en vue du grand projet de société qu'est la transition écologique. Ce Docteure diplômée en philosophie politique et diplômée de l’ESSEC vise ainsi à un fonctionnement des entreprises plus juste et épanouissant pour les salariés et les sociétés des pays du Sud et du Nord, aujourd'hui et demain.

Pour y parvenir, les chantiers sont nombreux et seule une refondation de notre modèle économique permettra de relever les défis de la transition vers une société post-carbone. Si la croissance de la richesse mondiale est à la fois impossible et insoutenable dans le contexte actuel, quels sont les repères anthropologiques, moraux, philosophiques et spirituels qui pourront nous aider à promouvoir une « prospérité sans croissance » ?

Des juristes réfléchissent aujourd’hui à une reformulation de la définition d’une « société commerciale » en y inscrivant que l’entreprise est avant tout un projet portée par différentes parties prenantes et qu’il doit être compatible avec l’intérêt général. Dans cette perspective, le profit est au service de la réalisation d’un projet collectif qui a une utilité sociale, le profit étant un moyen pour que l’entreprise soit pérenne.
Pour Cécile RENOUARD, défendre cette perspective, c’est montrer plus clairement que l’activité économique éthique valorise le bien vivre ensemble et le souci du devenir de la planète.

Qu’en pensent les actionnaires, les puissances financières ?
Vœu pieux, argumentaire idéologique ou piste réelle pour nos sociétés ?

Organisation : Ingénieurs INSA, CCI90, URIS, Le Pavillon des sciences

Jeudi 28 novembre 2013 à 20 h 30
CCI du Territoire de Belfort (rue Fréry)
BELFORT


Toujours plus vite : une utopie bien partagée !

avec la participation de :

Jean-Pascal ASSAILLY
Psychologue – Institut Français des Sciences et Technologie des Transports,
de l’Aménagement et des Réseaux (IFSTAR) - Paris

Aurélie VOLTZ
Directrice des Musées – Montbéliard

Nicolas SURLAPIERRE
Conservateur et Directeur des Musées - Belfort

 

Un débat entre art, sciences et société.

Notre Région est l’un des berceaux de la conquête de la vitesse avec la magnifique Aventure Peugeot
et, avec Alsthom et Belfort capitale du TGV.

Les mathématiciens du XVIe siècle étaient très gênés pour définir la notion de vitesse et cela leur posait problème de devoir diviser deux grandeurs non homogènes : la distance et le temps. Il y a seulement deux cents ans que la vitesse a fait son entrée dans nos sociétés, et donc dans nos vies. Le monde en est devenu fou, ivre d’accélération, de rentabilisation. Chaque minute compte. Tout, tout de suite, maintenant, très vite ! C’est à un rythme échevelé que nous vivons, tentant d’attraper un temps qui nous manque toujours... Il n’en fut pas toujours ainsi. La société traditionnelle cultivait l’art du geste lent et régulier, de l’effort long et continu mais sans excès. Le goût de la vitesse est une invention de la modernité et a créée par conséquent la nécessité des lenteurs compensatrices comme par exemple les vacances.

C’est dans les transports et sur la route que cette accélération, devenue une valeur centrale de nos comportements se fait le plus sentir.

Pourquoi va-t-on toujours plus vite ? Qu’induit la vitesse dans notre rapport à nous-même et aux autres ?
Quels liens intergénérationnels impliquent nos  comportements routiers ? Que font l’alcool, les drogues dans ces mécanismes, peut-on assimiler la vitesse à une drogue ? La vitesse touche-t-elle autant les hommes que les femmes ? Conduites à risques, accidents, radars : des mots et bien d’autres qui flirtent de façon équivoque avec le plaisir grisant que procure la vitesse…

Jean-Pascal ASSAILLY tente de répondre à ces questions en s’appuyant sur les témoignages d’Aurélie VOLTZ et de Nicolas SURLAPIERRE, commissaires de l’exposition KM/H.

Vendredi 11 octobre 2013 à 20 h
Café du théatre
Le Granit - BELFORT


Araignées : contez leur vos Phobies…

avec la participation de :

Christine ROLLARD
Aranéologue - Muséum National d'Histoire Naturelle (MNHN) - Paris

Émilie RENONCET
Conteuse et Accordéoniste – Éducatrice environnement - Maison de la nature et de la réserve
- Parc Naturel Régional de la Brenne - INDRE

Jean-Michel VINCENT
Psychiatre - Association Francophone pour une Science Comportementale Contextuelle (AFSCC) - Besançon

Carine DAUTREY
Psychologue Association Française de Thérapie Comportementale et Cognitive (AFTCC) - Belfort

 

Quelles est votre phobie… nous allons vous soigner !

Aranéologue, ou autrement dit spécialiste de l’étude des araignées, tel est le métier de Christine ROLLARD… Christine est avant tout une femme de terrain, une baroudeuse elle gère dans son labo près de trois millions de spécimens … Pour les observer Christine louche sur leurs sexes : « Ce n’est pas une obsession, c'est la seule façon de classer les araignées ! À chaque espèce ses organes génitaux.»

Christine ROLLARD et Émilie RENONCET – avec son accordéon -  apportent un regard bienveillant, presque amoureux sur ces petites bêtes. Mais "Madame araignées", qui fait corps avec ses protégées sait très bien que ces bêbêtes à 8 pattes  ne capitalisent pas la sympathie de tous. Oui comment parler araignée sans parler phobie ?

C’est justement le thème qui sera abordé à cette occasion avec le Dr Jean-Michel VINCENT, Psychiatre Comportementaliste et avec Carine DAUTREY Psychologue.

Nous connaissons tous  l’arachnophobie  de la ménagère qui hurle (cliché !); tout le monde connaît aussi  la claustrophobie ou l’agoraphobie. Mais  connaissez-vous  la mysophobie (peur de la saleté, de la contamination par les microbes) ou la paraskevidékatriaphobie (peur du vendredi 13).

Ces phobies qui peuvent nous pourrir la vie ont nombreuses et variées ! Mais comment les vaincre ? Quels en sont les causes historiques ou plus profondes ?  Faut-il vivre avec ? Comment expliquer ces dysfonctionnements de l’individu avec le but de les guérir ? Comment évaluer les progrès afin de décider la suite ou la fin d’une thérapie ?

Mais n’a-t-on pas peur de ce que l’on ne connaît pas ?

Mardi 15 octobre 2013 à 20 h
Hôtel Bristol
Montbéliard



L’Inserm, Universcience et Le Pavillon des sciences vous invitent à la conférence :

 

Trouble du SOMMEIL : L’insomnie met la santé en veille

duplex avec la Cité des sciences et Sem-Numerica

avec la participation de :

Dr Joëlle ADRIEN
Neurobiologiste, spécialiste du Sommeil, directrice de recherche à l’Inserm à la Faculté de médecine Pitié-Salpétrière et rédactrice en chef de la revue « Médecine du Sommeil » - Elsevier Laffont – Paris

Dr Isabelle GUY
Praticien hospitalier, responsable de l’unité sommeil au Centre hospitalier de Belfort-Montbéliard

 

Le sommeil est indispensable au développement, à la maturité cérébrale et permet d’être en bonne santé.
C’est un enjeu majeur pour la recherche scientifique. L’insomnie touche 20 à 30 % de la population française.
Que sait-on aujourd’hui sur ce trouble du sommeil très répandu en France ? Problèmes de vigilance, d’apprentissage et de surpoids, comment prévenir des conséquences graves pour la santé ?

Voir la conférence en direct ou en différé : www.dircom.inserm.fr

Jeudi 17 octobre 2013 à 19 h
Amphithéâtre Sem-Numerica (en face du Lycée Jules VIETTE)
Montbéliard


Ces sous-marins qui nous défendent

avec la participation de :

Amiral Jean-Louis BARBIER
Consultant Group SAFRAN – Expert judiciaire  près la cour d'appel d'Aix en Provence – Membre de la CIECAP (Compagnie des Ingénieurs Experts près la Cour d'appel de Paris) – Membre de la CNIDECA (Compagnie Nationale des Ingénieurs Diplômés Experts près les Cours d'Appel et les Juridictions Administratives) – Membre du CEEMF (Collège Européen des experts maritimes et fluviaux)

 

Thèmes abordés lors de la conférence / débat :

- Les défis de la lutte sous la mer

- Trois révolutions technologiques :
- Du submersible au sous-marin
- De l’échappement de surface au schnorchel
- De la propulsion hybride à la propulsion nucléaire

- Les technologies embarquées sur sous-marin aujourd’hui

- Les métiers et les hommes aux sous-marins

- Les forces sous-marines françaises aujourd’hui.

Né à Belfort, Jean-Louis Barbier fait ses études au lycée Cuvier puis au lycée des Grands Jardins à Montbéliard. Après deux années de classe préparatoires au lycée Victor Hugo à Besançon, il intègre l’École Navale en 1969. Après deux ans à bord du patrouilleur la Combattante, basée à Djibouti, il rejoint les forces sous-marines Il embarque sur les sous-marins diesel DIANE, DAPHNE, et SIRENE et sur les sous-marins nucléaires lanceurs d’engins TONNANT et INDOMPTABLE. Il commande son premier sous-marin, l’ESPADON en 1983. Il commandera également le sous-marin nucléaire d’attaque CASABIANCA, et le sous-marin nucléaire lanceur d’engins INFLEXIBLE. Il commande la base des sous-marins nucléaires d’attaque à Toulon. Il termine sa carrière dans la marine comme amiral en 2004. Il est depuis, consultant pour un grand groupe industriel et expert judiciaire près les cours d’appel. L’amiral Barbier est marié et père de deux enfants. Il est officier de la Légion d’honneur et commandeur dans l’ordre national du mérite.

Mardi 24 septembre 2013 à 20 h
Centre de Conférences Saint Georges,
Faubourg de Besançon
Montbéliard


Vin et parfum : de l'ANTIQUITÉ À NOS JOURS

avec la participation de :

Annick Le GUÉRER
Anthropologue et Historienne du Parfum Paris I et Paris V. Laboratoire LIMSIC - Université de Bourgogne

 

Si les parfums égyptiens, grecs ou romains ont une base huileuse, ils font aussi appel au vin d’oasis, aux délicates fleurs de vigne ou encore au verjus. Et inversement, les vins servis dans les banquets antiques sont aromatisés de safran, d’iris, de myrrhe... qui leur communiquent chaleur et sensualité.
Dans cette longue cohabitation, le vin va jouer un rôle décisif car sa distillation réalisée dès le XIIe siècle révolutionnera la parfumerie. Bientôt apparaîtront des parfums où la base huileuse est remplacée par l’esprit-de-vin qui autorise des produits plus frais et plus légers dont l’Eau de la Reine de Hongrie est le prototype.
La distillation alcoolique, constamment perfectionnée, permettra aux parfumeurs de mettre au point des senteurs de plus en plus raffinées.
Il est remarquable que l’Eau de Cologne soit née au moment même où le célèbre Dom Pérignon faisait faire au vin de champagne des progrès décisifs qui allaient  lui valoir une renommée universelle.
Au XVIIIe siècle, les bulles légères et fantasques de ce vin et les fragrances fraîches et revigorantes des Eaux de senteurs deviennent les symboles d’une époque éprise de bel esprit, de galanterie et de grâce.

Nous aborderons bien entendu quelques sujets locaux et historiques de la relation « vin et parfum» entre autres au travers de quelques grands hommes :

- Vin Favori du Roi Henry IV, de l’Empereur Nicolas II,

- On le disait vin des rois car François 1er louait ce « Vin d’or »…

- Napoléon III, en visite chez le Prince Klemens Wenzel Von Metternich, affirma boire le meilleur vin du monde : celui du domaine Johannisberg Metternich lui dit alors : « Sire, le plus grand vin du monde se récolte dans un petit canton de votre empire, à Château-Chalon. »

- Pour sa chanson « Le Dernier Repas », Jacques Brel réclamait "de ce vin si joli qu'on buvait en Arbois", tandis que le Jurassien Louis Pasteur, créateur de l'œnologie moderne, louait ce "vin d'or",

- Brillat Savarin désignait le vin jaune comme "Le roi des vins et le vin des rois" en raison de ses exceptionnelles qualités gustatives et olfactives.

La soirée sera accompagnée d'une présentation de parfums anciens recomposés d'après les formules originelles communiquées par Annick Le GUÉRER au grand parfumeur Dominique ROPION

Jeudi 13 juin 2013 à 20 h
CHÂTEAU-CHALON (JURA)


Vin et parfum : de l'olfaction aux émotions

avec la participation de :

Annick Le GUÉRER
Anthropologue et Historienne du Parfum Paris I et Paris V. Laboratoire LIMSIC - Université de Bourgogne

Roland SALLESSE
Neurobiologiste de l'Olfaction et Modélisation en Imagerie – INRA – Jouy-en-Josas

Delphine VERNIER
Association "Femmes de Champ"

 

Si les parfums égyptiens, grecs ou romains ont une base huileuse, ils font aussi appel au vin d’oasis, aux délicates fleurs de vigne ou encore au verjus. Et inversement, les vins servis dans les banquets antiques sont aromatisés de safran, d’iris, de myrrhe... qui leur communiquent chaleur et sensualité.

Dans cette longue cohabitation, le vin va jouer un rôle décisif car sa distillation réalisée dès le XIIe siècle révolutionnera la parfumerie. Bientôt apparaîtront des parfums où la base huileuse est remplacée par l’esprit-de-vin qui autorise des produits plus frais et plus légers dont l’Eau de la Reine de Hongrie est le prototype.

La distillation alcoolique, constamment perfectionnée, permettra aux parfumeurs de mettre au point des senteurs de plus en plus raffinées.

Il est remarquable que l’Eau de Cologne soit née au moment même où le célèbre Dom Pérignon faisait faire au vin de champagne des progrès décisifs qui allaient  lui valoir une renommée universelle.

Au XVIIIe siècle, les bulles légères et fantasques de ce vin et les fragrances fraîches et revigorantes des Eaux de senteurs deviennent les symboles d’une époque éprise de bel esprit, de galanterie et de grâce.

Annick Le GUÉRER, Madame Parfum, a retrouvé les formules de ces parfums anciens. Avec le grand parfumeur Dominique ROPION, ils ont recomposés ces parfums d'après les formules originelles. Elle les fera sentir…

Cela fait seulement vingt ans que l’on a découvert les récepteurs olfactifs et leur importance sur nos émotions. Or, l’explosion des connaissances scientifiques en matière d’odorat coïncide avec un usage croissant des odeurs dans la vie contemporaine. Au même moment, on observe dans notre société une montée en puissance des notions de plaisir, d’émotion et de sensualité : "Le cheminement du trajet nerveux olfactif, avant d'atteindre les zones de la conscience, attaque les zones de l'émotion et celles de la mémoire" explique Rolland SALLESSE.

Nous aimons sentir les « bonnes odeurs » et, par tradition nationale gourmande, nous cultivons volontiers « le goût des bonnes choses ». Mais, quand nous sollicitons notre odorat et notre goût, nous ne nous posons guère de questions sur le fonctionnement de ces sens, pourvu que le plaisir soit au rendez-vous.

Nous aborderons également quelques sujets locaux et historiques de la relation « vin et parfum» entre autres au travers de quelques personnages historiques.

Mardi 11 juin 2013 à 20 h
Hôtel Bristol
Montbéliard


La Poupée et le Camion : Le cerveau a-t-il un sexe ?

avec la participation de :

Jean-François BOUVET
Docteur ès-sciences - Neurobiologiste et Essayiste

Christine BOLOU
Université de Franche-Comté – STGI

 

Les femmes sont-elles « naturellement » douées pour le langage et les hommes bons en maths ? Nos aptitudes et nos personnalités seraient-elles figées dans le cerveau depuis la naissance ? Les recherches récentes montrent au contraire que, grâce à ses formidables propriétés de « plasticité », le cerveau fabrique sans cesse de nouveaux circuits de neurones en fonction de l’apprentissage et de l’expérience vécue.

L’homme et la femme ont-ils donc un cerveau différent ? Pour tenter de répondre à cette question fort discutée, Jean-François Bouvet, biologiste, fait le bilan des études menées sur le sujet. De nombreuses observations mettent en évidence – grâce aux techniques d’imagerie cérébrale – des dissemblances structurelles et fonctionnelles entre cerveau masculin et cerveau féminin adultes. Mais la cause de ces variations reste difficile à établir : sont-elles innées ou amenées par l’éducation différenciée ?

Les résultats de nombreuses études ne permettent cependant pas d’expliquer les différences précoces : il s’avère ainsi que, dès le premier jour de vie, les filles fixent plus longtemps un visage humain que les garçons, qui préfèrent eux porter leur regard sur un objet mobile.

Même si la différence génotypique n’est que de 0,1 % entre hommes et femmes, l’expression des gènes communs diffère sensiblement, notamment sous l’influence des hormones sexuelles, et ce dès avant la naissance.

Ceci aura par exemple des répercussions sur les comportements agressifs, l’instinct parental, la capacité d’empathie ou encore sur les pathologies mentales : la testostérone pourrait être impliquée dans les troubles autistiques, qui sont plus répandus chez les hommes.

Le cerveau a-t-il un sexe ?

Le débat est ouvert !

Mardi 28 mai 2013 à 20 h
Hôtel Bristol
Montbéliard


Les NANOS déjà… dans la vie de tous les jours !

avec la participation de :

Pr. Eric GAFFET

- CNRS – Directeur Institut Jean Lamoure – Nancy,
- Président du Comité Scientifique "Nanosciences et Nanotechnologies" de l'Agence Nationale de la Recherche (ANR),
- Haut Conseil de la Santé Publique,
- Experts pour les Risques liés aux agents physiques, nouvelles technologies et grands aménagements» de l’AFSSET (Agence Française de Sécurité Sanitaire de l’Environnement et du Travail),
- European Academy of Sciences.

 

Nano veut dire petit, tout petit, très petit… Un nanomètre est égal à un milliardième de mètre ou pour mieux comprendre : un millimètre coupé en un million : 80 000 fois moins épais qu'un cheveu !

Cette miniaturisation nous la vivons tous les jours sans nous en rendre compte. A notre insu, les nanoparticules ont envahi notre vie quotidienne. On en trouve déjà plus de 1 300 types différents (poudres, fils, tubes...) dans plus de mille  produits vendus dans le commerce, le plus souvent sans étiquetage particulier.

Les nanoparticules sont, par exemple, présentes … dans les crèmes solaires et les cosmétiques, les produits de nettoyage, les textiles, les médicaments, les carburants, les chewing-gums, les pots catalytiques, les peintures, les pneus de voiture, les encres d'imprimante, les aliments … de bébé, les soupes, les sauces, les crèmes, l’épuration de l’eau, les  prothèses, les tissus, l’éclairage, le bâtiment… l’expertise médicale…

Un écran vidéo de 12 m2, découpable et enroulable comme une feuille de papier : un scénario futuriste ? Non, un projet européen… en développement depuis déjà un an. Il est possible d’imprimer un écran de TV qui marche dans le dos de votre chemise !

Mais, ces nanoparticules sont-elles toxiques ? Depuis le 1er janvier 2013, la France oblige les fabricants et les distributeurs de produits contenant des "nanoparticules" à les déclarer. Et pourtant tout va bien … Les industriels et les financiers pilotent : on ne voit rien, c’est tellement petit! Surtout que 10 millions d’emplois pourraient être créés dans le monde dans le secteur de l’infiniment petit, dans un marché estimé actuellement à 2000 milliards de dollars.

Eric GAFFET, sa passion c'est l'innovation et il sait en parler ! Mais sa passion c’est aussi et surtout  la vie et cela lui donne un autre regard sur l’innovation.

Mardi 30 avril 2013 à 20 h
Hôtel Bristol
Montbéliard


« Hypertension : un enjeu de santé public ! »

avec la participation de :

Bernard GOETZINGER
Délégué régional Alsace de la Fédération Française de Cardiologie- Strasbourg

Pr Claude Le FEUVRE
Président de la Fédération Française de Cardiologie et responsable de l'unité de cardiologie interventionnelle à l’Hôpital Pitié-Salpêtrière - Paris

Pr Pierre-François PLOUIN
Chef du service d'hypertension artérielle et de médecine vasculaire de l'hôpital européen Georges Pompidou - Paris -

Dr Emmanuel RÉMOND
Médecin généraliste – Pont de Roide

 

Santé en questions : L’hypertension : un problème de santé publique ?

Conférence citoyenne en partenariat avec la Cité des sciences à Paris et L’INSERM et en duplex avec Numérica à Montbéliard, co-organisée avec le Pavillon des sciences.

Avec 20% de la population adulte touchée, l’hypertension artérielle est la plus fréquente des affections cardio-vasculaires. Dans les pays développés et émergents, elle est l’un des problèmes majeurs de santé publique. En France c’est 8 millions de personnes traités pour un coût de 3 milliards d'euros avec probablement 6 millions de malades qui s’ignorent ou veulent s’ignorer.

Longtemps silencieuse, elle peut entraîner des complications très graves : infarctus, attaques cérébrales... Quel est le risque ? Peut-on prévenir l'hypertension ? Comment la prendre en charge ?...Quels sont les moyens mis en œuvre dans la recherche pour soigner cette maladie ?… Quels sont les nouveaux espoirs de guérison ?…

Autant de questions autour desquelles débattra le public avec les interventions de spécialistes, chercheurs, médecins, association de malades…

Jeudi 25 avril 2013 à 19 h
Scène Numérique Numerica

Cours Leprince-Ringuet
Montbéliard


BIG BROTHER ! Fraude à la carte bancaire
et sécurité des banques

avec la participation de :

Pierre PIAZZA
Sociologue, CNRS - Sciences politiques - Université de Cergy-Pontoise (CESDIP/Lejep), Paris

David FOREST

Avocat, spécialiste du "Droit de la société et de l’information", Barreau de Paris

Major Didier DOUILLY
Direction de la Gendarmerie Nationale, bureau de la Lutte contre la cybercriminalité

Les arnaques en tout genre se multiplient. C’est une véritable économie clandestine qui au plan mondial coûterait 284 milliards d’euros ! Le Net est le terrain de chasse favori de ces escrocs invisibles. L’éventail des menaces est large : usurpation d’identité, vol de données bancaires, espionnage industriel et même attaque de Pays…  Mais toute arnaque si grande soit-elle, débute toujours par le vol de données personnelles.

Les données personnelles sont les informations qui permettent d'identifier directement ou indirectement une personne physique. Or nos données personnelles sont devenues la matière première sur laquelle des géants tels Google, Amazon, Apple ou Facebook, et autres opérateurs de téléphonie… construisent leur modèle et assurent leur richesse. Et c'est nous qui, chaque jour, donnons gentiment notre laine à ceux qui nous la vendent. Combien donnons-nous de renseignements rien que pour l’achat d’un téléphone portable. Avec ces données volées laissées çà et là, n’importe qui peut devenir usurpateur, voleur, escroc…

• Fouiller les poubelles reste une bonne vieille recette pour trouver des infos laissées par un imprudent, la  technicité de notre société fera le reste. Notre téléphone par exemple est aussi un merveilleux mouchard. Dans certains magasins, grâce à une antenne Wi-Fi capable de capter les signaux émis par les Smartphones de leurs clients, il  est ainsi facile de connaître et étudier les comportements de ces clients. Autre exemple : une étude britannique affirme qu'il est possible d'en apprendre beaucoup sur les internautes en fonction de leurs clics sur les boutons «j'aime» de Facebook, notamment sur leur race, leur âge, leur sexualité, leur orientation politique et même sur leur quotient intellectuel.

• Plus grave encore : en juin 2012, Yahoo ! reconnaît s’être fait voler 450 000 mots de passe; la CNIL dans son rapport du 27 juillet 2012 établi que dans la même base de données de la Société FNAC Direct apparaissent le nom du porteur de la carte, son numéro de carte bancaire, la date d’expiration de celle-ci et son cryptogramme visuel en clair. C’est rassurant !

• Il y a déjà trois millions de cartes bancaires sans contact en circulation en France, sept millions d’ici la fin de l’année. Lors du renouvellement de votre carte, peut-être avez-vous d’ailleurs reçu l’une de ces cartes sans contact sans que votre banquier ne vous ait tenu au courant. Il suffit alors de la placer à quelques centimètres du terminal de paiement et vous pouvez payer à distance, sans code, pour une somme pouvant aller jusqu’à 20 euros. Mais une personne mal intentionnée équipée d’un simple Smartphone piraté ou d’une clé USB qui fonctionne à distance peut changer la donne et ainsi vous voler la somme désirée  affirme un récent rapport sur le sujet.

Comment concilier nouvelles technologies et respect de la vie privée ? Comment concilier  la sécurité de notre identité, la sécurité des banques, la sécurité des états  … et notre liberté ? Comment vivre dans cette société numérique en restant prudent et libre ? C’est ce à quoi le Bar des sciences s’attachera à répondre.

Lundi 8 avril 2013 à 20 h
Hôtel Bristol
Montbéliard


La crise à tous les étages ?

carte blanche à Paul Jorion

avec la participation de :

Paul JORION
Sociologue, anthropologue et héritier spirituel (entre autres) de Claude LEVI-STRAUSS, Paul JORION est titulaire de la chaire « Stewardship of Finance » à la Vrije Universiteit Brussel. Il est également chroniqueur au Monde-Économie. Il a enseigné aux universités de Bruxelles, Cambridge, Paris et à l’Université de Californie. Paul Jorion a travaillé de 1998 à 2007 dans le milieu bancaire américain où il a assisté à la montée de la crise des "Subprimes". Paul JORION suit les soubresauts quotidiennement de l’économie et livre ses analyses à chaud sur son blog www.pauljorion.com .Il a également été fonctionnaire des Nations-Unies (FAO), participant à des projets de développement en Afrique.

 

C'est dur aujourd'hui la crise / Tu lèches le noyau de la cerise / Demain ça sera vachement mieux… chantait déjà Jacques Higelin en 1976…
1976, l’année où Raymond Barre, premier ministre est sacré par Valéry Giscard d’Estaing « meilleur économiste de France ». Il annonçait qu’ "il voyait le bout du tunnel…" Comment la pensée économique a-t-elle pu se fourvoyer autant ? Comment les errements passés n’ont fait qu'encenser la "machine à concentrer la richesse". Machine qui déraille tragiquement aujourd’hui et c’est le sauve qui peut général dans une économie mondialisée ! Quels rôles ont joué les banques d’affaires en gangrénant ce système ?

Au plus fort de la crise, le silence des économistes est assourdissant. Et pour cause : ils sont bien peu nombreux à avoir anticipé les événements qui ont éclaté  en 2007. Comment la mécanique  a-t-elle pu s'emballer à ce point sans faire réagir ceux qui avaient alors le pouvoir et les capacités d'éviter les catastrophes en chaîne... Les politiques d’austérité dépriment encore plus l’activité économique et le scénario d'une rechute violente de l'économie mondiale n’est pas exclu… C’est dur aujourd’hui pour ceux qui sont au pouvoir !...

Anthropologue, expert en intelligence artificielle et spécialiste de la formation des prix, Paul Jorion jette depuis plusieurs années un autre regard sur l'économie ; il annonçait ainsi dès 2005 ce qui allait devenir la crise des "Subprimes". Alors, Paul Jorion,  bouscule les dogmes établis et propose des voies inédites pour l'avenir : le temps de nouvelles solidarités est venu. Il est urgent d’inventer des solutions audacieuses et enfin efficaces.

Mardi 12 mars 2013 à 20 h
Centre de Conférences Saint Georges
Faubourg de Besançon
Montbéliard


Confidences… du sac à main

avec la participation de :

Farid CHENOUNE
- Historien de la mode – École Nationale Supérieure des Arts Décoratifs, Paris
- Institut Français de la Mode, Paris – Commissaire d’expositions.

Julie MEURISS
- Créatrice et Styliste, elle s’est fait connaître chez Bill TORNADE et Tatiana LEBEDEV

 

De tous les objets inventés pour en transporter d'autres, le sac est le plus universel, le plus ancien. Les pouvoirs et les secrets qu'il recèle en font un objet précieux.
Le sac à main, espace personnel et intime se compose d’une ou plusieurs poches, il adopte différentes formes, tailles et coloris pour s’adapter à la garde-robe de chaque femme.

Les femmes l’adorent. Manipulé, caressé, adulé, il devient une extension de soi. Le sac à main est une trousse à outils, c’est une caverne aux trésors dans lequel sont rangés en ordre ou jetés par-ci par-là agenda, téléphone portable, accessoires de maquillage, parfum, souvenirs, porte-monnaie, photos, stylos, grigris et autres petits objets personnels. Mais ces merveilles finissent par peser et parfois il agace, surtout quand on y cherche ses clés !
Inventaire à la Prévert, le contenu d’un sac à main ne contient pas que des objets, il porte de la mémoire, de l’affection, du relationnel. Il est le compagnon intime qui aide à surmonter l’adversité, à penser à soi, à penser aux autres et à envisager l’avenir.

Pour les hommes c’est un territoire interdit. Il est donc fascinant. Rien n’est plus intrusif que de mettre la main dans le sac d’une femme…
Pour les femmes, plus qu’un accessoire, il est devenu un besoin profond. Car il est la dernière frontière de l’intimité féminine. Il est la part la plus intime de soi, la fabrique de l’identité, le cœur de la personne. C’est un monde à soi et de don de soi, un monde d’amour. Car ce sont les femmes qui portent l’amour dans la société.

Toujours unique de par son choix mais aussi de par son contenu, reflète-t-il la personnalité de la femme qui le porte ?

- quelques livres de Farid CHENOUNE : « Les dessous de la féminité, un siècle de lingerie » Assouline – « Le cas du sac, histoire d'une utopie portative » Le Passage - « Des modes et des hommes, deux siècles d'élégance masculine » Flammarion – « Yves Saint-Laurent » Martinière Bl

- Julie MEURISS : www.juliemeuriss.com

Mardi 12 février 2013 à 20 h
Hôtel Bristol
Montbéliard


Terrorisme : quelles réalités ?

avec la participation de :

Col Ronan LE FLOC’H
- Directeur du Bureau de la Lutte Anti Terrorisme - Direction Générale de la Gendarmerie Nationale – Paris

Cdt Manuel BOISSIERE
- Commandant de la Compagnie de Gendarmerie de Montbéliard

Danièle KLEIN
- Présidente de l’Association française des Victimes du Terrorisme – Paris

Amar DEKLI
- Philosophe – Professeur Honoraire des Universités spécialiste de la pensée Arabe

 

Comme son nom l’indique le terrorisme est l’emploi de la terreur à des fins politiques. Il n’obéit pas aux règles de la guerre, il frappe aveuglément dans le but de faire des victimes civiles, quelles qu’elles soient afin de marquer les esprits. Le terrorisme tue, mutile des  enfants, des femmes, des hommes, c’est son arme de lâcheté de criminel. Le terrorisme est un moyen de pression, une façon d’imposer une idéologie, une contrainte. Cela peut aller jusqu’à la remise en question de l’ordre politique, social ou religieux d’un état.

Le Juge anti-terroriste Marc Trévédic assure : « Notre pays est une cible prioritaire ». Ce bar des sciences est d’une triste actualité et prend l’histoire en marche depuis le tragique événement du site gazier près d'In Amenas en Algérie.
Mais la France ne connaît pas seulement le terrorisme Jihadiste. Le terrorisme séparatiste,  mafieux, confessionnel, politique… frappent aussi depuis de longues années sur notre sol ou  avions. De tristes noms nous reviennent en désordre à la mémoire : rue des Rosiers, métro Saint Michel, DC10 d'UTA au-dessus du désert du Ténéré (Niger), la nuit bleue de l’OAS à Paris, Karachi… 11 septembre…Toulouse…

Quels sont les risques, les réalités du terrorisme en France ? Où en est-on dans cette lutte ? Qui sont ces terroristes ? Comment le devient-on ? Notre pays est-il armé contre ce risque ? Avec le Mali, le risque visant la France es-il plus sérieux ? Comment assurer notre vigilance ? A quoi sert le plan Vigipirate ? La coopération internationale est-elle efficace afin d’agir le plus en amont possible ? Quelle place ont les Associations des Victimes du terrorisme ? Comment sont accompagnées les victimes et leurs familles ?

Aujourd’hui, un nouveau terrorisme apparaît avec le terrorisme économique et le cyber-terrorisme. Terrorisme de grands groupes économiques ? Terrorisme d’états ?

AfVT : Association française des Victimes du Terrorisme http://afvt.org/

Mardi 29 janvier 2013 à 20 h
Hôtel Bristol
Montbéliard


Les mots du ciel... au quotidien

avec la participation de :

Daniel KUNTH
-Astrophysicien Directeur de Recherche au CNRS - Institut d’Astrophysique de Paris

David DEMANGE
- Musicien, Guitariste Médaille d’Or

 

Daniel KUNTH est astronome à l'Institut d'Astrophysique de Paris et directeur de recherche au CNRS. Vulgarisateur scientifique, il a écrit une dizaine d'ouvrages à destination du grand public, et conçu "La Nuit des Etoiles", sur France 2 depuis 1991. «Les Gaulois dit-il avaient peur que le ciel leur tombe sur la tête… En tous cas beaucoup de mots nous viennent de là-haut. Une star par exemple et on l'oublie parfois, c'est avant tout une étoile ».

Depuis des dizaines de milliers d’années, nous contemplons le firmament, parfois perplexes souvent admiratifs. L’infini fait rêver, suscite crainte et respect, invite aux voyages. Le ciel est longtemps resté muet et n’a livre que de rares messages, toujours codés, toujours empreints de notre regard terrestre.

Notre langue et notre imaginaire conservent pourtant la marque d’un contact permanent avec le cosmos. Ainsi, les mots du ciel pullulent dans notre vocabulaire, se déguisent, fondent des familles. Quel rapport établir entre cosmonaute, cosmopolite et cosmétique? Sidéral et sidérurgie? Tout le monde s'accorde pour reconnaître une ressemblance entre astre, astronome, astrologue, astronaute, mais ne faudrait-t-il pas y rattacher le mot désastre? Qui sait que canicule, désir ou malotru sont eux aussi des mots venus du ciel ?

Les mots du ciel, une soirée entre science et histoire, entre littérature et musique grâce à David DEMANGE guitariste reconnu, médaillé d’OR qui agrémentera la soirée…. soirée nourrie d’anecdotes qui emportera le public peut-être vers le cosmos le plus éloigné. Une soirée pour tous grands et petits avec la présence de membres des clubs astro de la région et particulièrement « Ciel Montbéliard ».

- Quelques livres de Daniel KUNTH : Les mots du ciel ; L'astrologie; Les Balises de l'Univers : Quasars, supernovæ et sursauts gamma ; Le grand univers et nous : Petite conférence sur l'astronomie; Les quasars ; Peut-on penser l'astrologie : science ou voyance ?
- où trouver David DEMANGE : www.myspace.com/daviddemange
- les clubs de la région : Ciel Montbéliard- Raconte-moi l’espace Audincourt- Astro400 Seloncourt- CERAP Belfort

Mardi 11 décembre 2012 à 20 h
Hôtel Bristol
Montbéliard


NOTRE POISON QUOTIDIEN

… ou comment l’industrie chimique empoisonne notre assiette ?

avec la participation de :

Marie-Monique ROBIN
Journaliste - Prix Albert LONDRES – Auteure de nombreux reportages et livres (http://www.mariemonique robin.com/)

Jean-Jacques LAPLANTE
Médecin – Responsable du Pôle Santé de la MSA Franche-Comté – « Les maux de la terre » Éd. de l’Aube

Pierre OVERNOY
Vigneron et Philosophe – Académicien de la Terre

Philippe BRUNIAUX
Médecin

 

« Notre Poison Quotidien », documentaire difficile à digérer, est une grande enquête où Marie-Monique ROBIN démontre comment l'industrie chimique empoisonne nos assiettes.
Marie-Monique revient sur trois scandales de l'industrie agroalimentaire : les pesticides, l'aspartame et le bisphénol A.

Les choses bougent, fini le déni ! Un décret, publié le 4 mai au Journal Officiel, a enfin, intégré la maladie de Parkinson dans le tableau des maladies professionnelles. C’est un grand pas en avant, malgré l’opposition de certains syndicats qui ont tout fait pour que cette reconnaissance n’ait pas lieu.

Depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale 100 000 molécules chimiques ont envahi notre environnement, et principalement notre alimentation. Pour cela, Marie Monique retrace le mode de production des aliments, depuis le champ (pesticides) jusqu'à notre assiette (additifs et plastiques alimentaires). Elle décortique le système d'évaluation et d'homologation des produits chimiques et montre qu'il est totalement défaillant et inadapté. Surtout, elle raconte les pressions et les manipulations de l'industrie chimique pour maintenir sur le marché des produits hautement toxiques.

Toujours positive, Marie-Monique ROBIN ne fait pas que dénoncer, elle explore les pistes permettant de se protéger en soutenant les mécanismes immunitaires humains par... une nourriture saine, ainsi que le démontrent de nombreuses études scientifiques bien sûr décriées par… l'industrie pharmaceutique.

Mardi 22 novembre 2012 à 20 h
Espace Pasteur
Place Notre Dame

ARBOIS


J’AI LA MEMOIRE QUI FLANCHE…

Dans l’intimité du cerveau : quel est le secret de notre mémoire ?

avec la participation de :

Pr Gianfranco DALLA BARBA
- Neurologue - Mémoire et Conscience Temporelle - Inserm
- Médecin - La Pitié Salpétrière - Paris
Dr Didier MAILLET
- Neuropsychologue Mémoire et Maladie Neurodégénérative – CHU Avicenne - Bobigny
Magali SEASSEAU
- Docteur en neurosciences et neuropsychologie - e(ye)BRAIN - Paris
Célia GRANIER-DEFERRE
- Comédienne et Coach de comédiens - Laboratoire de l’Acteur- Paris

 

Tous à vos agendas, sinon vous oublierez ! …Mais où sont mes clés ? …

La mémoire est une fonction essentielle de notre cerveau. Elle est continuellement sollicitée. Aussi est-il important de la préserver, de l’entraîner et de l'entretenir. Mais est-ce possible ?
Comment fonctionne cette mémoire, comment se construit-elle ? Qu’est-ce qu’un souvenir et comment fonctionnent-ils ? Avons-nous une ou plusieurs  mémoires ? Les scientifiques font ainsi la distinction entre mémoire à court terme, mémoire de travail et mémoire à long terme. On dit aussi qu’elle peut être auditive, visuelle, sensorielle…

Quels sont les troubles qui empêchent de bien mémoriser ?
Les défaillances de notre mémoire nous inquiètent ! …Affolement ! …serait-ce le début d’une maladie d’Alzheimer ? Quand ce déclin de la mémoire cesse-t-il d’être normal ? Quels sont les outils disponibles pour faire face à une éventuelle maladie ? Comment les pertes de mémoire sont-elles vécues par le sujet et son entourage ?
En quoi nos modes de vie et notre environnement influent-ils sur la mémoire ? …

Peut-on percer les secrets de la mémoire ? Où en est la recherche ? N’est-ce pas dangereux de pénétrer ces secrets et de plonger au cœur du cerveau ?

Toute la lumière sur notre matière grise et les secrets (connus) de la mémoire et de celle des éléphants !

Mardi 20 novembre 2012 à 20 h
Hôtel Bristol
Montbéliard


Le Nucléaire Français après Fukushima ?

en partenariat avec les Ingénieurs del'URIS, de l'INSA et la CCI du Territoire de Belfort

avec la participation de :

Martial JOREL
Directeur de l’Institut de Radio protection et  de Sureté Nucléaire (IRSN)

et des experts de l’IRSN

Jeudi 15 novembre 2012 à 20 h 30
Chambre de Commerce et d'Industrie du Territoire de Belfort
Belfort


Les Athées ont-ils une âme ?

avec la participation de :

Philippe LAZAR
- Polytechnicien et épidémiologiste,
- Conseiller Maître à la Cour des Comptes,
- Ex Directeur Général de
l'Institut National de la Santé (INSERM)
- Président de
l’Institut de Recherche pour le Développement (IRD)

 

Philippe LAZAR, chercheur en statistique médicale et en épidémiologie à l’INSERM a été responsable d’organismes publics de recherche. Militant, il est l’un des fondateurs du Comité national d’éthique pour les sciences de la vie et de la santé.

Pour lui, l’âme, ce mot poétique entre tous, est un mot qui renvoie à l’imaginaire, un mot qui fait rêver, un mot habituellement « accaparé » par les religions. Il revendique le droit d’appeler âme une entité qui a les quatre propriétés suivantes : elle accompagne depuis la conception, elle constitue l’essence de ce qui nous identifie auprès de nos semblables en tant qu’être humain, elle se sépare de notre corps quand la vie le quitte et elle a la capacité de lui survivre : « Ainsi m’aura-t-il fallu attendre soixante-dix ans pour découvrir que j’avais une
âme … » explique Philippe LAZAR.

Pour lui, nous avons tous une existence matérielle double, celle de notre corps-esprit mais aussi celle que constitue l'enchevêtrement des réseaux, tout aussi matériels, qui nous mettent en relation avec les autres. Pour lui, il est possible - en tout cas pour un athée - de désigner cette seconde entité par le mot « âme » et il explicitera les multiples conséquences qu'on peut tirer de cette appellation, qu'il s'agisse de notre naissance, de notre mort, des cultures ou encore de la liberté...

Ce sujet pour un bar des sciences, en fait tranche quelque peu avec la teneur scientifique habituelle. Son contenu est en effet plutôt d’ordre philosophique. Toutefois, la démarche proposée par Philippe Lazar a quelque chose qui relève de la pensée mathématique.

« La liberté de conscience est un bien trop précieux pour qu’on puisse se permettre de lui porter atteinte même de façon discrète en tentant de convaincre. » Ph.Lazar

Mardi 23 octobre 2012 à 20 h
Hôtel Bristol
Montbéliard


Sois sage, ô ma douleur…

Gestion de la douleur : comment aider et traiter les patients ?

Organisé par le Pavilllon des sciences, SEM-Numérica, Pays de Montbéliard Agglomération, la Ville de Montbéliard, l’Inserm et Universcience.

avec la participation de :

Pr Didier BOUHASSIRA
Médecin, Chercheur, Directeur de l’Unité Inserm de physiopathologie et pharmacologie clinique de la douleur

Martine CHAUVIN
Présidente-fondatrice de l’Association Francophone pour Vaincre les Douleurs

Dr Calogéra DOVICO
Docteur en médecine, praticien en centre hospitalier dans le service Unité Centrale de Rééducation Fonctionnelle et ancienne directrice du centre anti-douleur, Belfort-Montbéliard

Pr Jean-Claude SAGOT
Directeur de recherche en ergonomie, UTBM Belfort-Montbéliard

 

Migraines, arthrose, poussées dentaires, mal de dos, ulcère, rhumatisme,  fin de vie... La Douleur accompagne la vie depuis la naissance. Douleur aiguë, douleur chronique, douleur neuropathique… La douleur peut toucher sans même que nous soyons vraiment « malades ».

Elle empoisonne les nuits, elle empoisonne les jours. Véritable enjeu de santé publique, la douleur motive près de deux tiers des consultations médicales : « Docteur, j’ai mal … ». La douleur chronique concernerait 15 à 25% de la population. Elle augmente avec l'âge, concerne préférentiellement les femmes et les catégories socio-professionnelles les plus faibles.

Aujourd’hui, on comprend mieux les mécanismes de la douleur physique, ce qui ouvre la perspective de nouveaux traitements. Toutefois le caractère subjectif de la douleur, impliquant aussi la souffrance mentale, doit être pris en compte. Comment la recherche et le corps médical œuvrent-ils pour lutter contre la douleur du Patient, pour que la douleur ne soit plus vécue comme une fatalité ?

Les Troubles Musculo-Squelettiques (TMS) représentent à eux seuls, un grave problème de santé au travail et touchent plusieurs millions de travailleurs en Europe. Au-delà de la souffrance, ils sont à l’origine de déficits fonctionnels gênant l’activité professionnelle et on peut y remédier grâce à l’ergonomie et la posturologie.

Mercredi 17 octobre 2012 à 19 h
Numerica Scène Numérique
Montbéliard


LE FABULEUX DESTIN DE GABRIEL PAILLASSON,
MAÎTRE PATISSIER GLACIER

SAVOIR, SAVOIR-FAIRE,SAVOIR TRANSMETTRE...

avec la participation de :

Gabriel PAILLASSON
- Maître Pâtissier Glacier – Deux fois Meilleur Ouvrier de France
- Président Fondateur de la Coupe du Monde de Pâtisserie – Compagnon / Formateur d’Apprentis

Mickaël AZOUZ
- Médaille d’Or à la Coupe du Monde de la Pâtisserie
- Compagnon / Formateur d’Apprentis

Olivier PRÉVÔT
- Chef Étoilé du Restaurant Le Saint Martin – Formateur d’Apprentis

 

Gabriel Paillasson est né à Feurs en 1947. Rien ne le destinait à devenir une des plus grandes figures de la pâtisserie française. Fils d'un ouvrier tisseur, il reçoit de son père le goût du travail bien fait et, de sa mère, un certain sens artistique. À Panissières, où vit alors sa famille, il souhaite entrer aux "beaux-arts". Mais des difficultés matérielles l'en empêchent. De ce fait, à 14 ans, il entre en apprentissage sans enthousiasme particulier chez Monsieur Henri Imbert, Pâtissier à Panissières. Ce jour-là, Gabriel est loin d'imaginer le fabuleux parcours professionnel qu'il connaît aujourd'hui : Monsieur Henri Imbert se révèle être un Maître d'apprentissage hors pair et permet à Gabriel de s'affirmer pleinement.

En 1989, Gabriel Paillasson est sacré « Prévôt des pâtissiers de France » à la suite de M. Etienne Tholoniat. Il fonde et préside cette même année la coupe mondiale de la pâtisserie. Depuis, elle se déroule tous les 2 ans à Lyon dans le cadre du SIRHA (Salon international de la restauration, de l'hôtellerie et de l'alimentation)

La vie de Gabriel Paillasson, c’est un savoir-faire maintes fois récompensé. Mais ce qui le hante de plus en plus c’est de transmettre ce savoir-faire. Gabriel Paillasson, le discret, travailleur  infatigable,  n’est pas un homme de lumière : « Moi je suis uniquement là pour faire avancer la profession et donc pas pour me mettre en avant… » Compagnon, il a été l’un des premiers  à ouvrir sa porte et à transmettre son savoir faire à une époque où ceux qui savaient un quelque chose, le gardait jalousement pour eux.

À l'heure où l'on tend de plus en plus à confondre savoir et information, Gabriel PAILLASSON, Mickaël AZOUZ, Olivier PRÉVÔT sont ce qu’ils ont reçu d'autres. Don réel et fantasmatique, le don du Maître à l’Apprenti n’est jamais une dette qui oppresse. La transmission du savoir et du savoir-faire enrichit ; elle libère et le Maître et l’Élève. Cette liberté permet ainsi à l’élève d’aller plus loin ou en tout cas autre part que son Maître. C’est peut-être ça l’innovation ?

www.maisonpaillasson.fr

www.azouz.com

www.le-saint-martin.fr

Livre : « Passion Pâque s » de  Gabriel Paillasson Beau livre (relié). Paru en 01/2004

Mardi 9 octobre 2012 à 20 h
Hôtel Bristol
Montbéliard


ET SI DEMAIN, la securite sociale n'existait plus ?

avec la participation de :

Jean-Michel LAXALT
- Président Honoraire de la MGEN
- Président de l’Institut Montparnasse

Pierre ALIXAN
- Président  de la Mutualité Française F-C

Frédéric PIERRU
- Chercheur à l’Institut de Recherche Interdisciplinaire en Sciences Sociales (Irisso) (Paris IX-Dauphine)

 

Et si demain les choses évidentes disparais­saient, les institutions solides s'écroulaient, les habitudes bien ancrées s'évanouissaient ?  En esprit éclairé, déjà en 2009, c’est la question que posait Jean-Michel LAXALT entouré de chercheurs et d’experts reconnus.

Depuis une décennie, il n’est pas un jour où l’on ne parle de la santé dans les médias : qu’il s’agisse de l’hôpital, des infirmières, des médecins, de l’organisation des soins, des tarifs des consultations, de la prévention, du bien être aussi, puisque la santé c’est aussi, ne  l’oublions pas notre bien être quotidien et à venir. Et si la santé n’a pas de prix, elle a un coût, de plus en plus lourd pour la société et les assurés sociaux.

Dans son discours du 9 juillet 2012 qui a ouvert « La Grande Conférence Sociale », Le Président François Hollande a immédiatement, et plus clairement qu'il ne l'avait fait jusqu'ici, ouvert le débat de la réforme du financement de la protection sociale. « Nous devons trouver de nouveaux modes de financement », a-t-il jugé.

Cependant on entend  ici ou là : « on veut nous faire peur ! On veut profiter de la crise pour encore mieux nous taxer ?  ... ». Et si demain la sécurité sociale s’écroulait…La question formulée ainsi est certes provocatrice mais elle n’en est pas moins réaliste. Tous les signaux sont au rouge ! Posons-nous donc cette même question en termes plus positifs : «Comment construire un XXI siècle solidaire ? » ; ou en parlant entre les lignes : « Comment faire vivre une Sécurité Sociale Nationale dans une économie Mondialisée ? »

Partant de ce postulat qui en inquiéterait plus d'un, Jean-Michel Laxalt, fin connaisseur de l'univers de l'économie sociale, démonte la pelote de fils particulièrement enchevêtrés que constitue le système français de la protection sociale, le système le plus développé au monde. Il sait qu'il traverse une grave crise, (l'implosion est l'une des hypothèses !), il le dit, mais il affirme aussi que c'est pourtant le meilleur des systèmes, un modèle à la française qu'il veut défendre coûte que coûte.

En somme, la société française veut-elle continuer de façon solidaire et intergénérationnelle à vivre avec elle-même ? En affichant un optimisme volontariste, Jean-Michel Laxalt répond positivement en voulant continuer à faire vivre ce système français de protection pour assurer la cohésion sociale de ce pays.

« Certes la crise est là. Mais la crise est mère de crises humaines, familiales, sociales. Il faut à la fois affronter la compétition mondialisée, impulser une politique européenne coopérative et répondre au désarroi, au désespoir même, que les fractures économiques et sociologiques génèrent. Etat d’urgence sociale !!! » J-ML

« …la santé est un enjeu politique avant d'être un problème économique ou médical… » Frédéric Pierru

Mardi 18 Septembre 2012 à 20 h
Cinéma le Colisée
Montbéliard


SOURIEZ, vous êtes filmés ! …et notre vie privée ?
(fichiers, puces, caméras, géolocalisation…)

avec la participation de :

Pierre PIAZZA
- Chercheur, Sciences Po Cergy Pontoise et membre du Centre de Recherche Sur le Droit et les Institutions Pénales ( CESDIP - CNRS )

David FOREST
- Avocat au Barreau de Paris
- Chercheur au Centre d'Études et de Recherche en Droit de l'Immatériel (CERDI - Université Paris I SORBONNE) – CSA -

Notre liberté est en permanence sous haute surveillance électronique. Les technologies informatiques ont permis d'augmenter ce que les spécialistes appellent notre "traçabilité". Nos activités, nos conversations, nos goûts et nos centres d'intérêts laissent des traces dans les multiples systèmes informatiques qui gèrent notre vie quotidienne. Toutes ces données sont collectées, centralisées et mémorisées par des organisations publiques ou privées qui peuvent connaître à tout moment le "profil" de chaque individu.

Fichiers informatiques, téléphones portables, internet, association de la carte de crédit et du code barre, réseau Echelon, voici les moyens par lesquels notre liberté est devenue très surveillée...
Le ministère de l'Intérieur a dénombré moins de 1000 fausses cartes d'identité l'an passé. Ce pour quoi, et au motif de lutter contre l'usurpation d'identité, il a décidé de créer une nouvelle carte d'identité biométrique adossée à un fichier de 60 millions de "gens honnêtes".

Toujours sous le prétexte de la sécurité, les caméras de surveillance se multiplient dans la plupart des villes. Rien qu'en Grande-Bretagne, on compte plus de 4 millions de caméras de surveillance, installées dans les rues, les gares, le métro, devant les édifices publics ou les immeubles. A ces caméras s'ajoutent les appareils photo des radars automatiques sur les routes. Techniquement, rien n'empêche qu'ils soient utilisés pour une identification systématique de tous les véhicules. L'identification des individus dans une foule est désormais possible en raccordant les caméras à des logiciels de reconnaissance des visages. Ces logiciels sont capables d'identifier simultanément de multiples visages dans une foule en comparant avec des visages dont l'image est stockée dans une base de données. Ainsi, le processus de surveillance peut être entièrement automatisé, et donc systématisé.

Dès lors, une future dictature mondiale n'aura qu'à "débrancher" un individu gênant dans les systèmes informatiques, et celui-ci n'aura plus la possibilité ni d'acheter, ni de vendre quoi que ce soit pour se nourrir ou se déplacer. Réalité ou fantasme ?  Tous ces systèmes existent-ils pour notre plus grande sécurité ou pour plus de « flicage » et de manipulation des foules et des individus ?

Mardi 5 juin 2012 à 20 h
Hôtel Bristol
Montbéliard


Conférences citoyennes :
"SANTÉ EN QUESTIONS"

en duplex avec Paris - au Palais de la découverte, un lieu Universcience

Le Pavillon des sciences, l'INSERM, Universcience avec Numerica et la ville de Montbéliard

À l’occasion des journées internationales de la santé, nous proposons un moment d’échanges entre le public,
la société civile, des médecins, des sociologues et des chercheurs.

GRATUIT
Les jeudis à 18 h 30
Numerica -  Montbéliard

Télécharger le programme

Contact : 03 81 97 18 21
Pour poser vos questions : http://dircom.inserm.fr/sante_en_questions


Crise ?... Finance ?... Rigueur ?...

avec la participation de :

Denis CLERC
- Économiste - Fondateur de la revue Alternatives Économiques.
- Membre de l’Observatoire National de la Pauvreté et de l’Exclusion Sociale (ONPES)

 

Depuis 2008, le monde entier a du affronter une crise financière de première grandeur. Si les États les plus menacés ont su prendre les bonnes mesures pour empêcher qu’elle ne dégénère en crise économique dans un scénario de type 1930, le problème est loin d’être réglé sur le fond. Les marchés financiers continuent de mener le bal, la dette publique de nombre d’Etats alimentant leurs inquiétudes. Et plus les différents pays tentent de les rassurer en réduisant leurs dépenses publiques, plus le chômage augmente. En France, le nouveau Président va devoir faire face à une situation particulièrement difficile, que beaucoup d’entre nous vit cruellement au quotidien : pouvoir d’achat en berne, chômage en hausse, déficit public élevé. La France peut-elle espérer échapper à la récession alors que la production n ’a pas encore retrouvé son niveau du début de 2008 et que l’emploi en est très éloigné ? Comment réduire une dette publique devenue un boulet sans replonger dans la récession ?

La crise est aussi européenne. La zone euro tout entière est dans la tempête, et la monnaie unique risque de couler sous les coups de boutoir des marchés financiers. La crise, enfin, est mondiale, puisque la croissance, sur laquelle chaque pays table pour résoudre ses difficultés, risque fort d’engendrer à terme les pires difficultés, tant la planète tout entière vit au-dessus de ses moyens naturels.

Ces trois défis – français, européen, environnemental  - sont redoutables, mais pas insurmontables. Les affronter ne sera cependant pas une partie de plaisir, et supposera sans doute des modifications substantielles dans la façon dont notre système économique fonctionne. Denis CLERC, économiste réputé expliquera la façon dont il voit les choses.

www.alternatives-economiques.fr
www.alternatives-economiques.fr/blogs/clerc

Quelques livres que vous pourrez faire dédicacer par l’auteur : « La paupérisation des Français » - Armand Colin,  « La France des travailleurs pauvres » - Grasset, « Déchiffrer l’économie » - La Découverte.

Mardi 15 mai 2012 à 20 h
Hôtel Bristol
Montbéliard


Sortir du nucléaire : réussir la transition énergétique

Le Pavillon des sciences en partenariat avec la ville de Montbéliard et L'Est Républicain

CONFÉRENCE CITOYENNE
avec la participation de :

Yves MARIGNAC
Directeur du service d'études et d'information sur l'énergie WISE-Paris
Membre association NEGAWATT

 

« Se chauffer, s’éclairer, se déplacer, faire fonctionner tous les appareils qui nous entourent : l’énergie est au cœur de nos vies à tel point que nous n’en percevons pas les limites et que nous vivons dans l’illusion d’un monde aux ressources infinies. Pourtant, la fin prévisible des réserves disponibles, les bouleversements climatiques, les catastrophes écologiques (Amoco Cadiz ou Tchernobyl hier, Deep Water Horizon et Fukushima aujourd’hui) sont autant de signaux d’alerte qui ne laissent plus la place au doute : il est nécessaire et urgent de changer notre manière de consommer et de produire l’énergie.

Depuis plus de dix ans, Yves MARIGNAC et vingt-cinq experts et praticiens de l’énergie (architectes, ingénieurs, sociologues, économistes, responsables associatifs...) engagés dans la recherche d’un avenir énergétique durable ont mis en commun leurs connaissances pour élaborer et publier le « Scénario NEGAWATT », l’une des propositions les plus novatrices pour repenser la politique énergétique de la France.

Nourri par une longue expérience de terrain, cet exercice prospectif se fonde sur une méthodologie rigoureuse qui s’appuie sur trois piliers fondamentaux : sobriété - efficacité - énergies renouvelables. Ce triptyque fondateur offre une grille de lecture simple et solide pour repenser notre rapport à nos propres besoins énergétiques.

Le « Scénario NEGAWATT » intègre les liens étroits du modèle énergétique avec l’urbanisme, l’alimentation et la mobilité. Il démontre qu’il est possible en France de diviser par 16 nos émissions de CO2 d’origine énergétique et d’éliminer presque complètement notre dépendance aux énergies fossiles d’ici 2050, tout en se passant totalement du nucléaire en à peine plus de deux décennies. »

S'adressant à tous ceux que l’avenir interpelle, du simple citoyen aux décideurs politiques et économiques, cette Conférence / Débat ne se contente pas d'expliquer de manière aussi pédagogique que possible la méthode et les résultats de ce scénario. Yves MARIGNAC détaillera un ensemble cohérent de 10 mesures à prendre rapidement pour engager la France dans la voie de la transition énergétique, il en explicitera les immenses bénéfices économiques et sociaux.

Yves MARIGNAC dans son discours ose résister aux conformismes et aux habitudes avec volonté et lucidité, dans la construction d’une société réconciliée avec elle-même et avec son environnement.

Mardi 10 avril 2012 à 20 h
Cinéma "Le Colisée"
Montbéliard


Démocratie des urnes ?

avec la participation de :

Pierre MATHIOT
Politologue – CNRS - Directeur Sciences-Po LILLE

Bruno VILLALBA
Sociologue Politique – CNRS - Sciences-Po LILLE

 

« Du vote de chacun dépend l’avenir de tous. »

On sait pour qui les électeurs votent (vérité de la Palisse, rétorquera-t-on !), mais l’on sait beaucoup moins pourquoi ils le font. Quels genres d’échanges se nouent ou se dénouent lors d’une campagne électorale ? Comment se dessinent les préférences ? Quelle est l’influence familiale, sociale ou trajectoire de vie qui engage les électeurs à choisir, à voter ou à s’abstenir de ce droit que l’on dit citoyen ? Le vote, pratique individuelle mais aussi technique politique, est-il  réellement une construction sociale et historique de la démocratie ?

On votait au Vème siècle avant notre ère dans plusieurs cités grecques, mais est-ce cet exercice régulier qui a fait d’Athènes le berceau de la démocratie ? On a voté à Rome, très tôt on votait dans les monastères et dans les Conclaves, on votait également dans les  églises de la Réforme… En 1283, à Montbéliard, une démocratie aristocratique permettait d’élire neuf Maîtres Jurés Bourgeois pour décider de la vie municipale de la ville. Et puis on a voté, voté et encore voté en France depuis la Révolution Française…

Récemment, en Tunisie, en Lybie, en Egypte… Après quelques heures d’une « démocratie de la rue », les élections n’ont-elles pas ressemblées à un coup de force électoral où le peuple se trouva devant un fait accompli et vit dans une paix armée. Et en Russie, récemment, les commentateurs n’ont-ils pas parlé même « d’élections frauduleuses transparentes » ! Le vote est-il toujours synonyme de démocratie ou y a-t-il un temps d’apprentissage ?

Des élections libres et universelles sont-elles un élément fondamental de la démocratie et  suffisent-elles seules à la définir ? Une démocratie qui élit le pouvoir sans organiser et permettre de réels contre-pouvoirs donne-t-elle un réel poids aux souhaits d’un peuple ? Qu’en est-il du vote blanc, du vote nul, de l’abstention ? Qu’en est-il du vote obligatoire, comme en Belgique et des référendums incessants de nos voisins Suisses ? Y-a-t-il d’autres bases pour construire une démocratie ?

Et quand il s’agit d’interroger les électeurs sur les raisons de leur vote, les analystes qui tentent de décrypter le mystère des urnes avouent que beaucoup d’électeurs votent « pour le moins pire et non pas pour un projet de société qui les emballent ! »

«Le suffrage a cela d’admirable qu’il dissout l’émeute dans son principe et qu’en donnant le vote à l’insurrection, il lui ôte son âme.» Victor Hugo, Les Misérables.

Mardi 13 mars 2012 à 20 h
Hôtel Bristol
Montbéliard


CONTREFAÇON : tous concernés !

au Musée de l’Aventure Peugeot avec visite commentée de l’expo « Contrefaçon, sans façon ! »

avec la participation de :

Didier KLEIN
Enseignant Chercheur, UTBM - Laboratoire LERmPS

Marc BREUER
Direction Stratégie et Marketing - RENAULT

Gérard BORGEAT
Responsable lutte anti-contrefaçon - PSA PEUGEOT CITROËN

Marin de-LOZE-de-Plaisance
Chef du Pôle Action Economique
Direction Régionale des Douanes de Franche-Comté

Commandant Bruno MIGEOT
Chef du Bureau emploi renseignement - Gendarmerie Nationale

Jean-Claude JEUNE
Directeur ARIST (Agence Régionale d'Information Stratégique et Technologique de Franche-Comté)

Christian MULENET
INPI Franche-Comté

Le Pavillon des Sciences en partenariat avec le Musée de l’Aventure Peugeot et l’UTBM après l’inauguration de l’exposition par Mrs Xavier PEUGEOT et Christian PEUGEOT

La contrefaçon est partout et dans tous les domaines de notre vie. Le luxe, on connaît ! Mais quand il s’agit de produits alimentaires, de jouets qui peuvent être dangereux, de canapés qui brûlent la peau, des batteries qui explosent et cette bonne tétine contrefaite qu’on donne avec amour à son bébé, un poison pour la vie ! 14% des produits contrefaits concernent la santé. Cela change le regard…

La contrefaçon est une gangrène qui ruine non seulement la propriété intellectuelle mais aussi et surtout l’économie d’Entreprises et même d’États : la contrefaçon détruit de nombreux emplois industriels, l’occident « en crève »…

Dans notre société, c’est devenu un sport national, souvent considéré comme un jeu mais c’est un leurre, le leurre de la bonne affaire, c’est un jeu de dupe.

La contrefaçon particulière des pièces automobiles n’est même pas une question de longévité ou de fiabilité des pièces, c’est la question de la sécurité du conducteur, de ses passagers et des autres usagers de la route.

Pourquoi trouve-t-on tant de produits contrefaits sur le marché ? Pourquoi le public et même (il faut le dire) les professionnels se tournent tant vers des pièces fausses ?  Les délocalisations d’entreprises dans des pays où il n’y a aucun respect  de la Propriété Intellectuelle et des Brevets,  ne sont-elles pas des services rendus aux contrefacteurs ? Ne sommes-nous pas en train de payer une stratégie de développement industriel : comme il est beau de voir un industriel français serrer la main d’un homologue à 20 000 km de là après avoir signé un protocole de coopération ! (SIC)

Mercredi 29 février 2012 à 20 h
au Musée de l’Aventure Peugeot
(Entrée Libre - côté Brasserie)
Montbéliard


Qu'est sexe ça ? Ou la chimie de l'amour

avec la participation de :

Marcel HIBERT
Médaille d’argent du CNRS
Directeur du Laboratoire d’Innovation Thérapeutique - Faculté de Pharmacie de Strasbourg

Une molécule de l'amour ? Saint Valentin oblige…

Qu'est-ce que l'amour ? s'interroge Marcel Hibert. A cette question essentielle, on peut répondre sur le mode philosophique : désir, joie et charité ; on peut interroger la psychanalyse ou la littérature. Mais on peut aussi se tourner vers l'analyse scientifique : « Après tout, provoque M. Hibert, nous ne sommes que des gros tas de molécules organiques en équilibre atomique précaire et associées par des liaisons réversibles. La science devrait-elle s'arrêter au seuil de l'alcôve, pour préserver nos rêves? »

Une simple molécule serait-elle la source de nos sentiments et de nos vertus les plus élevés? Sur ce thème un tantinet provocateur, Marcel Hibert se livre à un fascinant exposé sur la chimie des émotions et ébauche des perspectives thérapeutiques encore inexplorées.

Marcel Hibert a observé deux populations similaires de campagnols, l'une vivant en prairie, l'autre en montagne qui manifestaient des tendances reproductives opposées : monogames et présents à leurs progénitures en prairie, les campagnols sont volages et indifférents à leurs petits en montagne. Des dosages hormonaux ont révélé des taux très différents d'ocytocine entre les populations : l'idée d'une hormone de l'attachement était née.

Au fil des études, certaines hormones se sont révélées très influentes sur toute une gamme de comportements humains, de l'attachement maternel à la sociabilité, en passant par l'orgasme et l'érection. Déjà utilisée en obstétrique pour déclencher les accouchements et favoriser la lactation, l'ocytocine jouerait un rôle fort dans le plaisir et l'addiction, l'altruisme, la confiance, la mémoire sociale, la fidélité conjugale, la protection des enfants des enfants …»

Sommes-nous donc des jouets de la nature ? « Pas vraiment, corrige Marcel Hibert : le comportement humain se situe à un degré de complexité beaucoup plus élevé que l'ordre moléculaire. Cependant, il est indéniable que des dispositions ou des tendances physiologiques existent chez les individus, même si l'environnement, l'histoire et la culture les compensent. »

L'ocytocine ne peut ni s'ingérer ni s'injecter sans se détruire et se révèle difficile à copier. « Elle est aussi sécurisée qu'un coffre-fort suisse, déplore Marcel Hibert. Mais c'est peut-être préférable avec  les usages qu'on pourrait en faire : sérum de vérité, abus de confiance, incitation aux décisions... Les effets potentiels sont assez terrifiants.» Seule application vérifiée, l'ocytocine permet le développement du lien  social chez de jeunes autistes. Mais les recherches cliniques qui permettraient d'en valider l'usage ne sont pas assez rentables pour l'industrie pharmaceutique.

Mardi 14 février 2012 à 20 h
Hôtel Bristol
Montbéliard


Espionnage et Guerre économique

avec la participation de :

Cdt Bruno MIGEOT
Gendarmerie Nationale, Chef d'Escadron Emploi Renseignement

Cdt Manuel BOISSIERE
Gendarmerie Nationale, Chef d'Escadron, Montbéliard

Pierre VIVIEN
Directeur Agence d’Intelligence Economique

Jean-Claude JEUNE
Directeur ARIST

Bruno GRAVELLE
Industriel , Directeur INTER MECA

En 1989, la chute du mur de Berlin, suivie deux ans plus tard de l’implosion de l’URSS, paraissaient ouvrir une nouvelle ère telle une mondialisation heureuse. Des centaines d’espions se retrouvaient ainsi au chômage, il fallait bien employer leur savoir-faire !... Des cendres de la guerre froide se dégage une nouvelle guerre non plus bipolaire Est / Ouest ou Nord / Sud mais de tous contre tous, une guerre non plus politique mais avant tout économique avec ses réseaux de renseignement, d’influence, de lobbying, de contrefaçon, de déstabilisation… Qu’en est-il réellement ? Le monde actuel est-il véritablement en proie à une nouvelle guerre dont les entreprises seraient les bataillons et les chômeurs les victimes ? Aujourd’hui « les marchés », dit-on, s’attaquent même aux états ? …

Parmi les experts qui interviendront, Le Commandant BOISSIERE et le Commandant MIGEOT expliquent : « La Gendarmerie, grâce notamment à son maillage territorial, se révèle un acteur important de la politique de sécurité économique. Ses missions et son organisation la conduise naturellement à participer à la protection des entreprises. Nous menons de nombreuses actions à destination des PME/PMI et aussi TPE/TPI pour la protection du patrimoine informationnel (et immatériel) de l'entreprise.

Les spécialistes du domaine Pierre VIVIEN (Directeur Agence d’Intelligence Economique) et Jean-Claude JEUNE (Directeur ARIST - Agence Régionale d'Information Stratégique et Technologique), résument l'intelligence économique en un triptyque : veille (acquérir l'information stratégique pertinente), protection des informations (ne pas laisser connaître les informations sensibles) et influence (propager une information ou des normes de comportement et d'interprétation qui favorisent la stratégie).

Mais n’est-ce pas là une vitrine ? Est-ce que ce petit monde est aussi beau qu’on voudrait nous le faire croire ? Qui sont ces espions ? Quels moyens utilisent-ils ? Comment se protéger ? Comment le vivent les victimes ? Un industriel témoignera et c’est courageux !

Si vous rencontrez ce soir-là, un homme en chapeau et lunettes noires, alors méfiez-vous !

Mardi 31 janvier 2012 à 20 h
Hôtel Bristol
Montbéliard


Plus de violences aujourd’hui ?

avec la participation de :

Laurent MUCCHIELLI
Sociologue CNRS, Laboratoire Méditerranéen de Sociologie, Observatoire de la Délinquance et des Contextes Sociaux

Denis WUHRLIN
Commissaire de Police Divisionnaire, Chef  du Service Départemental de l'Information Générale

Vivons-nous dans une société plus violente ?
La violence des jeunes en question

« Depuis les années 1990, la question de la violence et plus particulièrement celle des jeunes, occupe l’actualité de façon quasi-quotidienne. Ce thème sociétal n’est ni anodin, ni facile à aborder dans le contexte actuel.

Les commentateurs politiques, médiatiques évoquent tour à tour des termes comme « la violence gratuite »,
« rajeunissement et aggravation de la délinquance des mineurs », « la génération qui fait peur », « l’ultra violence », « l’entrée dans une situation à l’américaine », « les sauvageons », « l’affaire des tournantes, du happy slapping », sans toutefois la rigueur sémantique qui s’impose pour décrire un fait sociologique.

Ainsi de l’insulte au meurtre, tout est appelé « violence ». Tout ceci n’engendre-t-il pas un sentiment d’insécurité et d’impuissance chez les citoyens, sentiment peu propice à l’analyse et à la compréhension de ces phénomènes sociaux ?

Nous sommes à une période où il faut sans cesse penser et agir très vite, où l’information en temps réel ne permet pas toujours l’investigation nécessaire, où les responsables politiques décrètent des mesures dans l’urgence, et de plus en plus répressives-. Ne risque-t-on pas alors de nous voir enfermés dans une paranoïa collective, à la recherche d’un bouc émissaire ? Qu’est-ce que cette violence des jeunes nous apprend, révèle sur le fonctionnement et l’état de notre société ? Qu’en est-il de la réalité des statistiques affichées ? Qui sont ces jeunes ? Quels types d’actes sont commis, et à quelle fréquence ? Quelles perspectives d’actions ?

Cette question de société, qui intéresse chacun de nous, professionnel, élu, citoyen, doit être abordée avec les outils des sciences sociales pour comprendre et débattre de manière constructive sur les grands enjeux d’aujourd’hui et de demain, comme celui du « vivre ensemble».

Ce sont entre autres sur ces questions que nous échangerons avec Laurent MUCCHIELLI et le Commissaire Denis WUHRLIN lors de cette soirée. »

Mercredi 8 février 2012 à 20 h
Hôtel Bristol
Montbéliard


Transparence sur la couleur
… en sons et lumière !

avec la participation de :

Bernard VALEUR
Physicochimiste - Professeur émérite - Conservatoire National des Arts et Métiers – Paris, Prix 2011 « Le goût des sciences »

Annie MOLLARD-DESFOUR
Linguiste CNRS- Université Paris XIII, Université de Cergy-Pontoise - Présidente du Centre Français de la Couleur

Martine LAFON
Artiste nomade Paris /Uzès

Marc TOGONAL
Violoniste, lauréat de la fondation Yehudi Menuhin, pensionnaire Villa Médicis, élève du Maestro Sergiu Celibidache. Melos Tempo

David DEMANGE
Guitariste, Directeur MOLOCO Maison des Musiques Actuelles

La ville s’est parée d’un décor féérique de lumières et de couleurs pour la 25ème édition des « Lumières de Noël © ». Le Bar des sciences n’échappe pas à cette métamorphose et offre, pour ce mardi 6 décembre, un programme lui aussi tout en couleur. Il ne s’agira pas seulement des couleurs du point de vue des physiciens ou des chimistes mais il sera aussi question de langage, de codes, de culture, d’art et … de musique. En effet le groupe Melos Tempo enrichira la soirée avec violon et guitare : Kandinsky ne voyait-t-il pas des taches colorées en réponse à une stimulation musicale ?
Les couleurs font partie intégrante de notre vie. Les rôles clés qu’elles jouent dans le règne animal et le règne végétal recèlent encore bien des secrets. Au fait, voyons-nous tous la même chose et de la même manière ?

La couleur n’a pas fini de nous étonner. Voici l’occasion de parcourir ses mystères. Comment percevons-nous les couleurs ? Pourquoi la matière émet-elle des lumières colorées ? D’où viennent les lueurs flamboyantes de l’opale ? Qu’est-ce que le jaune de Naples, le bleu outremer ou le vert Milori ?Pourquoi, par exemple, le rose lié à l’enfance il y cinquante ans, a glissé vers un registre sexuel, celui des « messageries roses » ou de la « série rose » ? Pourquoi le rouge couleur de l’interdit, de l’intouchable, de la sensualité, de la vie inspire tant l’artiste
Martine Lafon dans ses oeuvres ? -Quelles sont « les couleurs du temps » de Guy Béart ? - « Doit-on dire un Noir ou un homme de couleur ? Tout ceci n’est pas clair. » disait le provocateur Serge Gainsbourg … - Boire un p’tit blanc - entrer dans une colère bleue - faire grise mine - le péril jaune - broyer du noir et voir la vie en rose avec Edith Piaf … Le concours est lancé !

Annie Mollard-Desfour est auteure du dictionnaire des mots et expressions de couleur publié par champs de couleur : Le Bleu, Le Rouge, Le Noir, Le Blanc, Le Rose (CNRS Editions) ...

Bernard Valeur est auteur de La couleur dans tous ses éclats, Sons et lumière, Lumière et luminescence(Belin)…

Mardi 6 décembre 2011 à 20 h
Hôtel Bristol
Montbéliard


Mal au travail ?
… des causes à la prévention…

en partenariat avec la Maison de l’Emploi du Pays de Montbéliard

avec la participation de :

Pr Didier TRUCHOT
Enseignant Chercheur, Laboratoire de Psychologie Université de Franche-Comté, Cancéropôle du Grand Est, Université du Québec en Outaouais, Canada, Université Libre de Bruxelles, Belgique

Spécialiste de l’épuisement professionnel, syndrome psychologique lié au travail, Didier TRUCHOT a d’abord identifié les causes avant de définir les conditions d’une bonne prévention de ce phénomène en expansion.
Mais si la discipline reconnaît trois degrés de stress au travail — le stress aigu, le stress posttraumatique et le stress chronique — Didier TRUCHOT a choisi d’étudier plus précisément ce troisième stade, celui du stress chronique, appelé également « burnout ». Ce vocable anglosaxon, qui évoque la petite flamme d’une bougie qui s’éteint, pouvant être traduit de différentes façons : moteur ou ampoule grillé(e), bout du rouleau, fatigue extrême, épuisement… « Le terme est utilisé par les Américains depuis les années 1970-80 pour qualifier cet état d’épuisement observé. Il décrit l’idée de ne plus avoir de ressources après une dépense d’énergie longue et continue, et s’apparente à un stress chronique. Provoqué par l’accumulation progressive de tensions, pas forcément fortes, il épuise petit à petit l’énergie de l’individu », explique le professeur de psychologie sociale, auteur d’un ouvrage sur ce sujet plus brûlant que jamais (1).

Ce que montrent clairement les travaux de Didier TRUCHOT, c’est que l’action sur le seul individu ne sert à rien.
« Cette question du stress, on y répond trop souvent en regardant la fragilité de l’individu, alors que ce n’est pas la solution ». Le burnout étant un syndrome psychologique dont la cause est sociale, liée au contenu et à l’environnement du travail, ce sont bien des actions sur l’entreprise dans son ensemble qui peuvent avoir des effets durables.

La soirée sera riche en débat.

(1)Didier TRUCHOT est l’auteur de « Epuisement professionnel et burnout » chez Dunod. (Ed. 2011)

Mardi 13 décembre 2011 à 20 h
Hôtel Bristol
Montbéliard


En raison des perturbations de trafic des trains, le Bar des sciences « Les Athées ont-ils une âme ? » du 8 novembre est annulé et reporté au printemps 2012.

Les athées ont-ils une âme ?

avec la participation de :

Philippe LAZAR
Polytechnicien et épidémiologiste, Directeur Général de l'Institut National de la Santé Et de la Recherche Médicale (INSERM) et Président de l’Institut de Recherche pour le Développement (IRD) – Conseiller Maître à la Cour des comptes -

- Qui êtes-vous Philippe LAZAR ?

Ph. L. : J’ai été vingt ans Chercheur en statistique médicale et en épidémiologie à l’INSERM et vingt ans en tant que responsable d’organismes publics de recherche.

- Malgré ces hautes fonctions et responsabilités vous êtes militant ?

Ph. L. : J’ai été l’un des fondateurs du Comité national d’éthique pour les sciences de la vie et de la santé. Je suis actuellement le Président de la Société des Amis du Palais de la Découverte et aussi Directeur de la revue  Diasporiques / Cultures en mouvement qui a pour but de contribuer activement au dialogue des cultures et de veiller à ce que les programmes politiques réservent aux question culturelles une place majeure…

- Pour en venir au sujet du Bar des sciences, qu’est-ce qu’un athée ?

Ph. L. : Les athées qu’on pourrait aussi nommer matérialistes sont ceux qui considèrent l’univers dans toutes ses composantes  – y compris celles que l’on qualifie de spirituelles –  comme  exclusivement matérielles.

- Qu’est l’âme pour vous ?

Ph. L. : Ce mot poétique entre tous, est un mot qui renvoie à l’imaginaire, un mot qui fait rêver, un mot habituellement accaparé par les religions. Je revendique le droit d’appeler âme une entité qui a les quatre propriétés suivantes : elle m’accompagne depuis ma conception, elle constitue l’essence de ce qui m’identifie auprès de mes semblables en tant qu’être humain, elle se sépare de mon corps quand la vie le quitte et elle a la capacité de lui survivre. Ainsi m’aura-t-il fallu attendre soixante-dix ans pour découvrir que j’avais une âme …

- Les athées ont-ils une âme ?

Ph. L. : La liberté de conscience est un bien trop précieux pour qu’on puisse se permettre de lui porter atteinte même de façon discrète en tentant de convaincre.

 

- Merci Philippe LAZAR ! Le débat est donc ouvert !

Une belle et surprenante soirée en perspective…

Mardi 8 novembre 2011 à 20 h
Hôtel Bristol
Montbéliard


éPICES, INTRIGUES AU PALAIS

avec la participation de :

Alain DROUARD
Historien Sociologue de l'alimentation - CNRS - Sorbonne - Paris

Luc MARLIER
Neurobiologiste - CNRS Strasbourg

Nathalie HELAL
Écrivaine - Gastronome - "Du nez au palais"

Mickaël AZOUZ
Chocolatier - Champion du monde

 

Mardi 24 mai 2011 à 20 h
Hôtel Bristol
Montbéliard


Santé au naturel

avec la participation de :

Lionel MICHAT
Cardiologue, Paris

Roland LUPOLI
Chercheur Inserm, Université René Descartes, Paris V

Frédéric MUYARD
Chercheur, Université de Franche-Comté

 

Jeudi 26 mai 2011 à 20 h
Forum Santé/Bien-être

La Roselière
Montbéliard


La MERVEILLEUSE alCHIMIE DU BONBON

avec la participation de :

Jacques DEFAYE
Chimiste, CNRS-Grenoble

Sofia BOUHLAL
Chercheur, INRA-Centre Européen des Sciences du Goût, Dijon

Catherine TROUBAT
"Les anis de Flavigny"

Philippe LEROUX
Caramels "KLAUS"

 

Mardi 7 juin 2011 à 20 h
Hôtel Bristol
Montbéliard


VIN SUR VIN : DE L’ALSACE AU JURA
! (avec  dégustation)

avec des vignerons des deux terroirs et des chercheurs.

 

Jeudi 16 juin 2011 à 20 h
Jardin de la Maison de Louis Pasteur

Arbois


REGARDS SUR Les OCÉANs : SURFACES ET PROFONDEURS

avec la participation de :

Michel SEGONZAC
Océanographe - Bestiologue - Muséum National d’Histoire Naturelle de Paris

Frédérique D’AGATA
Océanographe - Aventurière - Expédition UCAR Cap Odysée

 

Mardi 28 juin 2011 à 20 h
Hôtel Bristol
Montbéliard


Désobéissance civile !
une nouvelle forme de résistance ?

avec la participation de :

Bruno VILLALBA
Sociologue - Sciences-Po - LILLE - CNRS

Xavier RENOU
Coordinateur - Collectif des Désobéissants

Bastien CAZALS
« Je suis Prof et je désobéis »

Pierre PRIOLET
Porte-parole des damnés de la terre Agricole

Jean-Paul HENRY
Paysans - Faucheur OGM

 

La désobéissance civile est le refus non violent de se soumettre à une loi, un règlement, une organisation ou un pouvoir jugé inique par ceux qui le contestent. La désobéissance civile en appelle à la capacité de raisonner et au sens de justice des individus mais avec le risque, pour les désobéissants d’une répression et d’une condamnation du pouvoir politique en place.

D’habitude la confrontation politique se passe dans les arènes représentatives qui sont souvent des lieux dédiés comme une assemblée ou une chambre ! Pourtant la constitution « montagnarde » de 1793 ira jusqu'à mettre en place un véritable droit à l'insurrection (Article 35) : « Quand le gouvernement viole les droits du peuple, l’insurrection est, pour le peuple et pour chaque portion du peuple, le plus sacré des droits et le plus indispensable des devoirs. ». Au tribunal de Nuremberg, lors du procès des anciens nazis, les juges ont même initié la « désobéissance obligatoire ! ».

Aujourd’hui, le débat politique et sociétal semble se jouer de plus en plus dans la rue par des actions médiatiques et symboliques, dites non-violentes. En effet, partout se lèvent des mouvements d’ « Indignés ». Ces actions prennent de l’ampleur et se répandent sur toute la planète parfois dans des pays où on ne l’aurait « jamais imaginé » : la Révolution du Jasmin, les Indignés israéliens en sont peut-être les exemples les plus récents. Est-ce donc nouveau ?  Sommes-nous dans un temps où les Peuples  ne se sentent plus représentés par les Pouvoirs ? Où les puissants, dans une certaine arrogance, ne sont plus au service du bien commun ?

Si certains ne voient dans ces actions que subversion intentionnelle et infraction consciente nuisant au bon ordre économique, moral et social, d'autres les envisagent comme des actes salutaires visant à faire modifier la politique des autorités ou tout au moins à avertir l’opinion publique.

 

Mardi 27 septembre 2011 à 20 h
Hôtel Bristol
Montbéliard


Vin sur vin : de l’Alsace au Jura

L’Alsace s’invite à la table du Jura !

C’est un Bar des sciences exceptionnel, une rencontre entre deux terroirs, qui est ici proposé au public Jurassien.

En effet, ces deux vignobles seront évoqués à travers leurs particularités et leurs similitudes. Mais l’objet de ce bar est aussi l'échange des pratiques traditionnelles et nouvelles, l'avenir de nos vignes, de nos vins et de nos vignerons.

Ce bar des sciences est ouvert à tous. Du goûteur occasionnel à l’amateur averti.
Les intervenants ne développeront pas un discours technique, insipide mais partageront leurs émotions.

Télécharger la liste des intervenants

Télécharger la fiche de présentation

Mardi 11 octobre 2011 à 20 h
Espace Pasteur
Arbois


Les Jeux Vidéo en questions

avec la participation de :

Mathieu TRICLOT
Philosophe et hardcore gamer, Maître de conférences, Université Technologique de Belfort Montbéliard– Laboratoire RECIT. Auteur de « Philosophie des jeux vidéo »

Alexis BLANCHET
Maître de conférences en Etudes cinématographiques Département Cinéma et Audiovisuel PARIS III SORBONNE Nouvelle. Joueur et Auteur de « Des Pixels à Hollywood »

 

« Silence ! On joue ! »

Les jeux vidéo ont toujours fait partie de la vie de Mathieu TRICLOT et la philosophie l’a toujours fasciné. C’est bien étrange me direz-vous, d’allier la philosophie et les jeux vidéo… Pourtant
pas tant que ça.

Ce qu’il faut comprendre par contre, c’est que Mathieu TRICLOT, Auteur, Joueur, Maître de conférences à l’UTBM, ne traite pas de la philosophie présente dans les jeux vidéo, mais de LA philosophie des jeux vidéo. Ce n’est pas très clair n’est-ce pas ? En fait, ce dont il est question, c’est de l’analyse du rapport des êtres humains, face aux jeux vidéo. Quelles sont les questions soulevées par l’expérience du jeu ? Que se passe-t-il lorsque l’on interagit avec l’écran ? Comment analyser et expliquer l’état dans lequel se trouve le joueur lorsqu’il joue ?

Alexis BLANCHET, Auteur, Joueur, Maître de conférences à PARIS III SORBONNE Nouvelle donne des enseignements sur les jeux vidéo, l’industrie vidéoludique et les « game studies ». Sa recherche concerne les associations intermédiaires entre cinéma et jeu vidéo. En effet les jeux vidéo ressemblent de plus en plus à des films remplis d’effets spéciaux. Est-ce que ces jeux toujours plus interactifs avec le joueur ne font pas de celui-ci un être schizophrène qui se croit auteur, metteur en scène et acteur du film qu’il joue ?
Mais Alexis BLANCHET ne s’arrête pas là, il explore aussi les dimensions économiques, technologiques et culturelles du jeu vidéo, il s’intéresse plus particulièrement à la manière dont sont aujourd’hui proposés au public des univers de fiction par les industries.

Que diriez-vous d’un débat entre MARIO Bros et SOCRATE ?

 

Samedi 15 octobre 2011 à 18 h 30
Café du Théatre
1 Faubourg de Montbéliard

Belfort


Tchernobyl,  Fukushima …
Et après ?

avec la participation de :

Jean-Claude AUTRET
Ex Président de l’Association pour le contrôle de la radioactivité dans l’ouest - Acro - se dit Expert en « Causes perdues »

Annie SUGIER
Ex Conseillère auprès du Directeur Général de l’IRSN pour les questions de radioprotection
Membre du Conseil Scientifique de l’Office Parlementaire d’Evaluation des Choix Scientifiques et Technologiques

Jean-François LECOMTEL
Conseiller en charge des questions de radioprotection auprès du Directeur Général de l’IRSN

Michel FROMM
Directeur du Laboratoire de Chimie-physique et rayonnements Alain Chambaudet - Université de Franche-Comté / CEA

Didier KLEIN
Physicien et Expert international – LERMPS - Université Technologique de Belfort Montbéliard

 

La catastrophe de Tchernobyl a tourné une page dans l’histoire de l’humanité. C’était le 26 avril 1986.
La catastrophe de Fukushima a ébranlé la planète entière. C’est encore aujourd’hui …

Or, on estimait qu’un accident majeur avec risque de fusion était de 0,000005 % par centrale et par an.

Depuis ces deux catastrophes,  on assiste à l'éveil de la société civile toute entière. Au milieu d’un débat vieux de 50 ans entre les « pro » et les « anti », les citoyens prennent la mesure des avantages et des risques, mais aussi de « l'héritage » d'un siècle d'utilisation des technologies nucléaires et de leur responsabilité vis-à-vis des générations futures. La radioprotection est en passe de devenir l'affaire de tous. C’est un enjeu mondial de société.

Le Pavillon des sciences organise cette soirée dans le but de réfléchir à l’utilisation des dernières recommandations internationales et de donner des clés pour que chacun présent ait un avis éclairé et citoyen sur les choix technologiques et énergétiques qui se présentent.

 

Mardi 18 octobre 2011 à 20 h
Cinéma "le Colisée"
Montbéliard